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Economie

Grâce au Ségur, une infirmière expérimentée gagne 3398 euros nets par mois


Un an après le «Ségur de la santé», 75% des promesses sont tenues. Les personnels hospitaliers ont été augmentés et de l’argent investi à l’hôpital. Restent les chantiers de long terme.

Un an après la signature des accords du «Ségur de la santé», le ministre de la Santé Olivier Véran s’est félicité que 75% des engagements sont déjà réalisés ou en cours de déploiement, alors qu’il réunissait mardi matin les représentants des professionnels de santé pour le 4e comité de suivi. Revue de détail.

9 milliards d’euros pour augmenter les salaires à l’hôpital: principale promesse du Ségur, la revalorisation des personnels hospitaliers a été tenue. Depuis fin 2020, tous les personnels des hôpitaux (soignants et non-soignants), Ehpad publics, fonctionnaires d’État ou territoriaux qui y exercent ont vu leur salaire augmenté de 183 euros nets par mois. Les personnels des cliniques et Ehpad privés ont également été augmentés à hauteur de 160 euros nets mensuels. En outre, les personnels peuvent toucher jusqu’à 100 euros brut par mois supplémentaires en cas de prime d’engagement collectif. En outre, le ministère va procéder à une revalorisation des grilles de rémunération pour l’ensemble des personnels soignants et médico-techniques à compter du 1er octobre prochain pour la fonction publique hospitalière et début 2022 pour les autres fonctions publiques et le privé.

En fin de carrière, une infirmière gagnera après le Ségur 3398 euros nets mensuels et un cadre de santé 3941 euros nets mensuels.

Ministère de la santé

Au final, une infirmière avec un an de carrière verra son salaire passer de 1736 à 2026 euros nets par mois, soit un gain de 290 euros nets (183 euros de revalorisation salariale et 107 euros de revalorisation des grilles). En fin de carrière, son salaire passe de 2863 à 3398 euros nets par mois, soit un gain de 536 euros nets (183 euros d’augmentation et 353 euros de revalorisation des grilles). En fin de carrière, une infirmière spécialisée pourra gagner 3583 euros nets mensuels (contre 3032 euros auparavant), une aide soignante gagnera 2823 euros nets mensuels (contre 2303), et un cadre de santé 3941 euros (contre auparavant 3547). Un médecin, nommé praticien hospitalier après deux ans d’assistanat, sera lui payé 4705 euros nets mensuels (contre 3600 avant le Ségur).

Alors que certaines catégories s’estimaient «oubliées du Ségur», les augmentations de salaire ont été étendues le 1er juin 2021 aux personnels des établissements sociaux et médicaux sociaux rattachés aux établissements déjà éligibles. Elles le seront à compter d’octobre prochain aux personnels soignants des établissements médico-sociaux autonomes. «Les techniciens de laboratoire, diététiciens et préparateurs en pharmacie seront reclassés en catégorie A en janvier 2022», précise le ministère.

19 milliards d’investissements pour l’hôpital: Outre les revalorisations de salaires, le Ségur de la Santé a aussi engagé un plan de financement de 19 milliards d’euros pour relancer les investissements en santé: 15 milliards pour le sanitaire, 1,5 milliard pour la prise en charge des personnes âgées et 2 milliards d’euros pour le numérique. Si certains chantiers nécessitent du temps, «le gouvernement a aussi tenu à ce que l’amélioration du fonctionnement dans les services soit rapide et a délégué 650 millions d’euros dès 2021 pour les investissements du quotidien, pour remplacer chariots, pousse seringues etc. Alors que certaines organisations syndicales protestent toujours contre les fermetures de lits, le gouvernement insiste sur le changement de méthode. «On a cassé le totem du capacitaire, on arrête avec ce tabou et cette rigidité sur le nombre de lits, on adopte une vision plus dynamique avec l’ouverture de lits à la demande en cas de pics d’activité», indique le ministère, soulignant qu’il a débloqué 50 millions d’euros à cet effet et que «2686 lits supplémentaires ont été ouverts depuis un an dans 279 établissements».

Simplifier l’organisation et améliorer la gouvernance: le Ségur visait aussi à simplifier l’organisation de l’hôpital et en améliorer la gouvernance. Sur ce point, «l’ensemble des réflexions a abouti à un guide «Mieux manager pour mieux soigner», qui sera diffusé à tous les établissements, afin qu’ils se saisissent de tous ces outils pour faire bouger les lignes à l’intérieur de l’hôpital», indique le ministère.

Fédérer les acteurs dans les territoires: ce quatrième et dernier pilier du Ségur de la santé visait à décloisonner la ville et l’hôpital et faciliter l’accès aux soins des patients. Un chantier de longue haleine qui a commencé à se mettre en place avec le développement de la télésanté, des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) au nombre de 172 (100 de plus en un an) qui visent à mieux coordonner les médecins de ville entre eux. Le ministère souligne aussi la création de 1889 maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) soit 400 de plus en un an, et le lancement de 13 pilotes pour le nouveau service d’accès aux soins (SAS) qui doit être généralisé en 2022 et permettre d’assurer la prise en charge des soins partout et à toute heure.



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