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Economie

huit millions de doses du vaccin Johnson & Johnson attendues en France d’ici fin juin


Il s’agit du quatrième vaccin à être autorisé dans l’Union européenne après le Pfizer-BioNTechre, le Moderna et l’AstraZeneca.

La France se verra livrer environ huit millions de doses du vaccin Covid-19 de Johnson & Johnson au total d’ici à fin juin, a indiqué le ministère de la Santé, avec environ 500.000 doses en avril. Le laboratoire américain, dont le vaccin est le quatrième à être approuvé dans l’Union européenne, doit démarrer ses livraisons en Europe le 19 avril, avant de monter en cadence.

Par comparaison, quelque 47 millions de doses des trois autres vaccins autorisés seront livrées à la France en avril, mai et juin, dont les deux tiers fournis par Pfizer-BioNTech, selon un tableau du ministère de la Santé.

Le vaccin de Johnson & Johnson est le premier, parmi ceux bénéficiant d’un feu vert de l’OMS, à ne nécessiter qu’une seule injection au lieu de deux. Il peut être stocké à des températures de réfrigérateur, comme celui d’AstraZeneca et à la différence de ceux de Pfizer/BioNTech et de Moderna.

Lors d’un point presse organisé par l’association des journalistes économiques et financiers (AJEF), mercredi, la ministre de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher a par ailleurs évoqué le cas du vaccin Spoutnik V. Actuellement évalué par l’Agence européenne du médicament, celui-ci suscite la division parmi les 27. L’Allemagne a notamment affirmé être prête à l’utiliser, à condition qu’il soit approuvé par l’EMA.

À VOIR AUSSI – Sputnik V, Sinopharm: les vaccins russe et chinois sont-ils dangereux?

Débat autour du Spoutnik V

De son côté, l’Autriche a annoncé mardi des discussions avec la Russie pour recevoir un million de doses, tandis que la France a, elle, accusé Moscou et Pékin d’utiliser leurs vaccins comme outils de propagande. «Pour pouvoir livrer les millions de doses promises, il faut déjà mettre en place les chaînes de production», a souligné Mme Pannier-Runacher, évoquant notamment quatre à cinq mois nécessaires pour réaliser les étapes de «fill and finish», c’est-à-dire de mise en flacon et de conditionnement.

Spoutnik V repose sur la technologie des vecteurs viraux, comme celui de Johnson & Johnson. Mais il utilise comme support deux adénovirus, contre un pour le vaccin américain. «Cela double les ennuis en termes de production, car il faut deux chaînes de production parallèles pour chaque adénovirus», a commenté la ministre.

Cette dernière est aussi revenue sur le cas du laboratoire français Sanofi, en retard sur ses propres projets, et qui a signé des accords avec ses concurrents pour produire une partie de leurs vaccins. «On est donc sur une capacité pour Sanofi de servir 27 millions de doses par mois (…) sur le 3e trimestre, plutôt septembre à plein régime, sans compter leur propre vaccin», a-t-elle indiqué. Enfin, la ministre a estimé séparément sur BFMTV que «moins de 1%» des doses actuellement disponibles sont «perdues» en France, «un taux très faible en réalité».



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