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Economie

«Il n’y aura pas d’inflation tarifaire à la SNCF», promet Djebbari


Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d’État chargé des Transports a fait le point ce mardi matin sur la reprise du trafic post déconfinement. Il a en outre évoqué la réouverture d’Orly et confirmé que les Français pourront voyager partout en France cet été y compris en outre-mer et «si la situation épidémiologique le permet».

Invité sur BFM TV, le secrétaire d’État a rappelé les règles en vigueur concernant la limite de déplacements à plus de 100km de son domicile, instaurées depuis le jour J du déconfinement. À l’approche du week-end de l’Ascension, habituellement un grand rendez-vous de chassé-croisé sur les routes de France, il a indiqué «qu’il y aura des contrôles», tout en précisant que «200.000 contrôles ont été effectués le week-end dernier» et «950 PV» dressés.

«Non pas pour embêter les Français», a-t-il souligné. «Mais pour s’assurer du respect de ces règles qui permettent d’éviter (…) la propagation du virus». Jusqu’au 2 juin, la France se trouve dans une situation «temporaire» et «nous aurons fin mai un point de rendez-vous important pour nous projeter à la fois sur le mois de juin, sur l’ouverture de nouvelles activités et plus généralement les vacances d’été», a-t-il expliqué.

À quelle date la SNCF reprendra 100% de son trafic ? «Ce n’est pas tellement une question de capacité», a répondu Jean-Baptiste Djebbari. «La SNCF est capable de mettre dès mi-juin toute sa capacité de trafic (…) le PDG Jean-Pierre Farandou me disait observer en ce moment le même niveau de réservation que l’année dernière (…) si les déplacements peuvent reprendre, il y aura 100% du trafic à la fin du mois de juin». Le secrétaire d’État a précisé que le patron de la SNCF «a pris un engagement, l’État lui a demandé de pratiquer les mêmes tarifs qu’avant-crise (…) il n’y aura pas d’inflation tarifaire», a-t-il insisté.

Par ailleurs, concernant le trafic aérien il a rappelé que les frontières intérieures de l’espace Schengen resteront bien fermées jusqu’au 15 juin. «Nous avons un guide en cours de publication» par les autorités du secteur «qui posera les conditions» de vol en Europe. «Il n’est pas inenvisageable de rouvrir Orly vers le 26 juin, nous travaillons dessus», a-t-il expliqué.

«50% des demandes de tourisme concernent l’Outre-mer», a-t-il détaillé. «Certains territoires veulent voir le tourisme revenir, d’autres sont plus prudents (…) les déplacements seront permis partout en France y compris en Outre-mer si la situation épidémiologique le permet».

Alors que l’Italie a annoncé la semaine dernière la réouverture de ses frontières début juin, quid des Français qui voudraient s’y rendre et des Italiens qui voudraient venir en France ? «Nous voulons que de part et d’autres des Alpes nous ayons les mêmes mesures en termes de sécurité sanitaire (…) ça veut dire que période temporaire court jusqu’au 2 juin, et il y aura de nouvelles mesures».

Interrogé sur la requête faite mi-avril par les transporteurs routiers qui demandent la suspension du cabotage pendant six mois (livraison entre deux villes françaises par un transporteur étranger et dont le point de départ se trouve hors de France, Ndlr), Jean-Baptiste Djebbari ne s’est pas montré favorable. «Les flux sont ce qu’ils sont, si on ne veut pas d’effet de pénurie au niveau de l’approvisionnement (…) en l’état c’est compliqué». En revanche «il y a un besoin de régulation sociale au niveau de l’UE, cela me paraît devoir être discuté».

Enfin, le secrétaire d’État a réagi à la demande formulée la semaine dernière par Carole Delga, la présidente socialiste de la région Occitane. L’élue requiert l’accès gratuit aux autoroutes pendant tout l’été, dans l’optique de soutenir le secteur touristique. «Cette position, on le comprend bien, est un peu politique», a-t-il déclaré. «Sur le plan pratique et contractuel, elle est assez inopérant (…) Madame Delga sait très bien que tout ça est noué et géré par des contrats qui, d’ailleurs, n’ont pas été négociés par nous mais qui continuent à s’appliquer», a rappelé Jean-Baptiste Djebbari, en référence à la privatisation des autoroutes françaises dans les années 2000. De plus, les sociétés d’autoroutes ont été durement touchées lors les deux mois de confinement et ont perdu «80%» de leurs revenus.



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