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Economie

Ils pensaient avoir loué une belle villa sur l’Ile de Ré, l’annonce était bidon


Une famille, qui voulait louer une villa pour les vacances, a été une fois de plus arnaquée. L’occasion de rappeler les bons réflexes à avoir.

À cause du Covid-19, beaucoup de vacanciers ont réservé leur location à la dernière minute ou vont le faire. Et qui dit «dernière minute», dit souvent précipitation. Et donc risque d’arnaques. Cette année, c’est la chasse aux belles villas ou aux maisons de campagne avec jardin, terrasses ou autres piscines. L’été sera a priori très chaud. Les escrocs risquent de profiter de l’afflux de vacanciers pour glisser leurs fausses annonces.

» LIRE AUSSI – Comment éviter les arnaques lorsque vous louez un logement

Une nouvelle famille l’a appris à ses dépens. Des habitants de Viroflay (Yvelines) repèrent, sur le site Abritel, une jolie villa sur l’île de Ré (Charente-Maritime), une des destinations prisées par les Français, raconte Le Parisien-Aujourd’hui-en-France. Une demeure avec six chambres, un jardin et une piscine. Après avoir rempli un questionnaire, le couple reçoit l’accord de la propriétaire pour s’installer les deux premières semaines d’août. Coût de la location? 5600 euros.

Les futurs locataires reçoivent le lendemain de la réservation un mail. Y F

figure le logo bleu d’Abritel et une demande de virement bancaire, «couvert à hauteur de 10.000 euros en cas d’annulation» dans les 24 heures. Les 5600 euros sont virés sur un compte HSBC. N’ayant plus de nouvelles de la propriétaire, le couple la relance en vain. Ils contactent Abritel qui leur affirme qu’aucune réservation n’a été officiellement enregistrée.

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Le mail était donc un faux. Le couple ne pourra pas être remboursé. La raison? Ils sont entrés en contact sur une messagerie privée et ont viré l’argent sur un système de paiement autre que celui de la plateforme. Une mésaventure qui est également arrivée, l’an dernier, à un avocat toulousain et sa famille. Les locataires ont également déposé plainte mais l’escroc n’ayant évidemment pas décliné son identité, elle a, comme souvent, peu de chances d’aboutir, selon la police. En revanche, la responsabilité des plateformes peut être reconnue. Les locataires se plaignent souvent qu’elles ne vérifient pas en amont les annonces. Une récente décision de justice a condamné Airbnb – qui a fait appel – pour de tels méfaits. Mais ce jugement, s’il était validé, ne s’appliquerait qu’à Airbnb.

Pour éviter de se faire piéger, l’UFC Que Choisir conseille de copier-coller l’annonce dans un moteur de recherche. «S’il ressort dans plusieurs sites, pour différentes demeures, ce contenu est probablement frauduleux. Vous pouvez utiliser le même procédé pour les photos», explique l’association de consommateurs. Elle rappelle également de passer par le service paiement du site de réservation et de ne jamais envoyer d’argent sur un compte bancaire à l’étranger.

Outre les faux mails, il arrive très souvent que la villa mise en location n’existe pas. C’est le cas d’un couple qui pensait avoir loué une demeure de luxe à l’île Maurice. «Nous nous sommes retrouvés en face d’un garage», se souvient Marie-Caroline Heydenreich. Depuis, cette jeune entrepreneuse a lancé un groupe Facebook qui est devenue une start-up pour louer leurs maisons à des amis. L’été dernier, ce sont plusieurs dizaines de Français qui ont été arnaqués, selon l’UFC Que Choisir qui, pour l’instant, n’a observé «aucune augmentation significative des litiges sur les locations saisonnières».





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