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Economie

Jeudi noir pour sept grands groupes du CAC 40


Jeudi noir pour les grands groupes du CAC 40. Durement touchées par la crise du Covid 19, sept valeurs phares ont annoncé ce jeudi de très lourdes pertes. Renault, Total, Airbus, EDF, ArcelorMittal, Veolia et Safran ont ainsi enregistré 18 milliards d’euros de pertes cumulées au premier semestre! Chute des ventes et des commandes en raison de la pandémie, charges de restructuration et nombreuses dépréciations d’actifs…Les raisons des chutes spectaculaires de résultats sont multiples et varient d’une compagnie à l’autre.

Plombé par les résultats de son partenaire japonais Nissan (4,8 milliards de pertes) et la crise sanitaire, Renault, a accusé la plus lourde perte des entreprises phares du CAC 40 au premier semestre, mais aussi de son histoire (7,3 milliards d’euros). «La crise sanitaire que nous vivons actuellement a fortement impacté les résultats du groupe sur le premier semestre et est venue s’ajouter à nos difficultés préexistantes», a expliqué Clotilde Delbos, la directrice générale adjointe du constructeur automobile. Le groupe, déjà en difficulté avant la pandémie avait annoncé fin mai 15 000 suppressions d’emplois dans le monde (dont 4 600 en France).

Total a lui été pénalisé par de lourdes dépréciations d’actifs et la chute des cours du brut et des marges de raffinage. Pour la première fois depuis 2015, ses résultats sont tombés dans le rouge, avec une perte nette de 8,4 milliards de dollars au deuxième trimestre (7,15 milliards d’euros). Un an plus tôt, il avait enregistré un bénéfice de 2,8 milliards. À l’instar de nombreux groupes, le géant pétrolier et gazier français a été contraint de revoir la valorisation de certaines de ses filiales et a ainsi déprécié pour 8,1 milliards de dollars d’actifs au deuxième trimestre.

Baisse de la consommation d’électricité

EDF, qui a enregistré une perte nette de 700 millions d’euros (contre un bénéfice de 2,5 milliards d’euros un an plus tôt) a également été contraint de revoir la valeur comptable de certains actifs. La pandémie de Covid-19 s’est aussi traduite pour l’électricien par une chute de la consommation d’électricité allant jusqu’à 20% en France.

Veolia, numéro un mondial des services à l’environnement, a lui aussi plongé dans le rouge au premier semestre (perte nette de 138 millions), du fait de coûts liés à la crise sanitaire, charges de restructuration et dépréciations non courantes. Mais, il vise «un retour des performances opérationnelles à un niveau équivalent à 2019 au quatrième trimestre».

Airbus a lui été fortement pénalisé par l’effondrement du trafic aérien qui l’a fait plonger dans le rouge (perte nette de 1,9 milliard d’euros). Mais l’avionneur européen s’estime désormais en ordre de bataille pour traverser la crise provoquée par la Covid-19. De son côté, le motoriste et équipementier aéronautique Safran (perte nette de 340 millions d’euros au premier semestre) a été plombé par des effets comptables liés aux couvertures de changes.

Le géant de la sidérurgie ArcelorMittal a lui fait les frais de la chute de la demande d’acier au deuxième trimestre (perte nette de 559 millions de dollars ou 476 millions d’euros). «La performance opérationnelle reflète l’impact négatif» de la crise sanitaire, a indiqué le groupe jeudi.

Les mauvais résultats du jour ont fait chuter jeudi le CAC (-1,65% à mi-séance). Pour autant en Bourse Airbus, Safran et Total faisaient partie des rares hausses de l’indice.



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