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Economie

La 5G sera bien lancée cette année en France


Après l’Autorité des télécoms, c’est au tour du gouvernement de l’affirmer. Non, le lancement de la 5G ne sera pas décalé en France. Il y aura bien des enchères pour l’attribution des fréquences fin septembre, pour de premières commercialisations avant la fin de l’année. Mais Bercy n’est pas resté sourd aux inquiétudes d’associations de consommateurs et d’ONG. Les ministères de l’économie, de la santé et de la transition écologique vont lancer conjointement une mission visant à évaluer l’impact de la 5G, au regard des développements qui ont déjà eu lieu dans d’autres pays. Elle devra rendre son rapport début septembre. Mais pas question pour autant d’attendre les conclusions de cette mission continuer à avancer.

La France est «le seul grand pays de l’OCDE à ne pas avoir commencé à déployer la 5G», rappelle Bercy. La Corée, la Chine, le Japon, les Etat-Unis, mais aussi, plus près de nous, l’Espagne, l’Italie, le Royaume-Uni et l’Allemagne se sont lancés dans la course. La 5G a été identifiée par l’Europe comme un des leviers de la relance économique. Faute d’en disposer, la France risque de courir ce marathon avec un boulet à chaque cheville.

«A chaque nouvelle technologie, des voix se sont élevées pour alerter sur les risques», glisse un porte-parole du ministère. Toute la difficulté vient du fait qu’avec une nouvelle technologie, il n’existe pas de données sur le long terme. Par excellence, il est impossible de démontrer données à l’appui que la 5G ne présente aucun risque pour la santé sur vingt ans, puisqu’il y a vingt ans, elle n’existait pas. «Les fréquences de la 5G ont déjà utilisées, notamment en France pour le WiMax et le boucle locale radio, sans conséquence», souligne néanmoins Bercy. Face à des craintes parfois complètement irrationnelle et à une avalanche d’infox, le gouvernement se veut pédagogue. Il y a en effet urgence à expliquer pour éviter une nouvelle fronde et endiguer une montée inquiétante des actes de vandalisme sur des installations télécoms.

Ouvrir le débat

Pouvoirs publics et opérateurs télécoms ont à cœur d’ouvrir un débat avec les associations de consommateurs, les représentants de la société civile pour rassurer, études scientifiques à l’appui. La liste des agences indépendantes mobilisées sur le sujet et chargées de l’étudier est longue: Arcep, Ademe, Anses, ANFR… Deux aspects sont pris en compte. D’un côté, les effets sur la santé. De l’autre ceux pour l’environnement. La 5G consomme moins et est plus efficace que la 4G. Un même niveau de consommation énergétique en 5G permet de traiter 8 à 10 fois plus de données qu’en 4G. La 5G ne s’allume que quand elle est utilisée, elle «cible» les appareils qui l’utilise….

De plus en plus d’industriels prennent la parole pour expliquer que la 5G est un vecteur d’économie d’énergie. Il faut en effet prendre en compte les effets bien au-delà du simple périmètre des télécoms ou même du numérique. Par exemple, la 5G va permettre de mettre sur le marché davantage de navettes autonomes: elles viendront remplacer des voitures particulières et donc diminuer le nombre de véhicules sur les routes. La 5G va permettre à un chirurgien d’effectuer une opération à distance: plutôt que de prendre l’avion pour effectuer une opération difficile, il pourra le faire de sa salle d’opération, avec un patient à l’autre bout du monde.



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