Image default
Finance

La Banque de France renforce son engagement pour le climat



Aller un cran plus loin dans la lutte contre le réchauffement climatique. Tel est l’objectif de la Banque de France qui a officialisé ce mardi la création d’un centre sur le changement climatique. Doté d’une équipe d’une quinzaine de personnes, il pilotera et renforcera les actions de l’institution en faveur de l’environnement. Il jouera notamment un rôle de coordination et assurera les missions de secrétariat permanent du NGFS, le réseau des banques centrales et des superviseurs pour le verdissement de la finance.

L’annonce a été faite dans le cadre de la présentation du rapport de la Banque de France sur l’investissement responsable. Un document qui montre comment elle prend en compte ses engagements sur les sujets environnementaux, sociaux, et de gouvernance (ESG) dans la gestion de certains de ses portefeuilles.

Sont concernés les actifs qui ne sont pas liés à la politique monétaire, sur lesquels elle a beaucoup plus de latitude. C’est-à-dire les fonds propres de la Banque de France et ceux liés à la gestion de ses engagements de retraite qui représentent un total de 23 milliards d’euros. Les actifs détenus dans le cadre des programmes d’achat (QE, PEPP) ou des réserves de changes dépendent pour leur part de décisions prises au niveau de l’Eurosystème (la Banque centrale européenne et les 19 banques centrales nationales de la zone euro).

Green bonds

En termes de lutte contre le réchauffement climatique, la Banque de France a atteint, pour la poche actions de son portefeuille de fonds propres, son objectif d’alignement sur la trajectoire d’un réchauffement de la planète de 2 °C maximum d’ici à 2100. Elle entend poursuivre ses efforts concernant son portefeuille d’engagements de retraite, qui devrait atteindre le même objectif au plus tard en 2022.

Afin de participer au financement de la transition énergétique, les équipes de l’Hôtel de Toulouse ont également investi 1,7 milliard d’euros. Sur ce total, 1,5 milliard a été consacré à l’achat d’obligations vertes : celles de la France , bien sûr mais également celles d’autres émetteurs souverains et supranationaux . Elle a également souscrit à hauteur de 205 millions d’euros dans des fonds thématiques dédiés.

Exclusions

Toujours dans une optique de verdissement de ses portefeuilles, la banque centrale a durci sa politique d’exclusion. Elle compte ainsi sortir entièrement du charbon (extraction ou production d’énergie) au plus tard en 2024. Dès cette année, elle se détournera des entreprises dont plus de 10 % du chiffre d’affaires dépend des hydrocarbures non conventionnels (gaz de schistes, exploration en zone arctique ou en eaux profondes…). Enfin, elle a déjà exclu de ses portefeuilles les 20 % des entreprises les moins bien notées sur des critères ESG par Vigeo Eiris.

Longtemps considérée comme un actionnaire passif, la Banque de France a plus que doublé en 2020 sa participation aux assemblées générales des entreprises dont elle détient des titres. Son taux de présence est passé de 40 à 90 %. Elle y a appliqué sa politique de vote, adoptée en 2019, qui prévoit notamment de s’opposer à la nomination d’un administrateur si le conseil n’est pas composé au moins à 40 % de femmes.



Source link

Autres articles

Les assureurs réticents à couvrir les voyages annulés en raison de la pandémie

administrateur

La mainmise des banques centrales sur le marché obligataire s’amplifie

administrateur

Biden – Trump : le dollar se prépare à l’alternance politique

administrateur

Benoît Coeuré (BRI) : « Si on annule une fois les créances des banques centrales sur les Etats, on le refera inévitablement »

administrateur

Le bitcoin élargit sa base d’investisseurs

administrateur

L’assurance-vie est de moins en moins adaptée aux attentes de la classe moyenne

administrateur