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Finance

La banque privée Meeschaert échappe aux grands noms de la finance



Publié le 26 juil. 2020 à 11h38Mis à jour le 26 juil. 2020 à 11h48

Coup de théâtre dans la banque privée. Alors que la place parisienne s’attendait à ce que l’établissement presque centenaire Meeschaert et ses 4 milliards d’euros d’actifs rejoigne l’un des trois poids lourds de la finance sur les rangs, c’est la société d’investissement LFPI qui l’a emporté.

La plate-forme pilotée par Gilles Etrillard, un ancien de Lazard, s’est montrée plus convaincante que Oddo BHF, Rothschild & Co et La Banque Postale réunis, de sources concordantes, et a fini par entrer en négociations exclusives avec la famille Meeschaert ce week-end.

« C’est une question de prix », rapporte un proche du dossier. Meeschaert se voit, selon des sources, valorisé près de 100 millions d’euros, soit autour de dix fois son Ebitda. C’est plus qu’attendu au début des enchères, mais moins qu’en 2016 lorsque la famille anticipait plutôt 150 millions d’euros. « Le fait que la société d’investissement offre à la direction une enveloppe de rémunération (« management package ») incitative, à la différence des autres candidats, a aussi joué », indique une partie au dossier.

Indépendance

C’est également une question de projet, avance une source. Avec LFPI, Meeschaert va pouvoir garder sa totale indépendance, et préserver son nom. Gilles Etrillard se présente comme l’un des premiers gestionnaires d’actifs alternatifs indépendants et multistratégie en Europe avec plus de trois milliards d’euros sous gestion investis en capital-investissement (majoritaire, minoritaire, co-investissements, fonds de fonds et fonds thématiques dont l’hôtellerie), en dette privée, en immobilier, ainsi que dans la gestion d’actifs en Europe, en Amérique du Nord et en Afrique. Il dit également privilégier des investissements sur le long terme. Un profil idoine pour la famille Meeschaert.

La dernière ligne droite s’est jouée vendredi avec La Banque Postale – mobilisée par ailleurs par ses enjeux de gouvernance – , tandis qu’ Oddo BHF s’est retiré de l’enchère en raison du prix. Il faut dire qu’entre-temps Philippe Oddo avait fait une autre prise, celle de la banque suisse centenaire Landolt portée par Pierre Landolt et Thierry Lombard.

Une opération transformante de plus après la vingtaine déjà réalisée : Oddo BHF va doubler ses actifs sous gestion dans le pays qui devient le troisième pilier du groupe, après la France et l’Allemagne. Ensemble les deux maisons y détiendront sept milliards d’euros d’actifs, soit à peu près autant que la banque privée dans l’Hexagone.



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