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Finance

La Bourse de Hong Kong veut profiter de l’engouement pour les valeurs « tech »



Publié le 28 juil. 2020 à 7h30

Un nouveau rival en perspective pour le Nasdaq ? Après l’indice Star 50 lancé par la Place financière de Shanghaï il y a un an dans le but avoué de concurrencer l’indice phare de la « tech » américaine, c’est au tour de la Bourse de Hong Kong de se lancer dans la bataille.

La HKEX (Hong Kong Exchanges and Clearing Market) a inauguré lundi son tout nouvel indice technologique, le « Hang Seng Tech ». Avec quelques solides arguments : l’indice regroupe les trente principales valeurs technologiques chinoises, parmi lesquelles des poids lourds comme Alibaba (l’équivalent de 563 milliards d’euros de capitalisations, à comparer à la première capitalisation du CAC 40, LVMH à 203 milliards d’euros), Tencent (545 milliards d’euros), Meituan Dianping (119 milliards d’euros), JD. com (81 milliards d’euros) ou encore Xiaomi (39 milliards d’euros).

Hausse de 45 % depuis le début de l’année

Ses performances – l’historique a été reconstitué par Bloomberg – sont impressionnantes. Si le Hang Seng Tech avait été lancé en janvier, son rendement aurait déjà dépassé 45 %. En comparaison, l’indice historique de la Bourse de Hong Kong, le Hang Seng, dominé par les banques et les assurances, fait pâle figure : il cède 13 % depuis le début de l’année. « Il y a trop de valeurs à la traîne dans l’indice Hang Seng », explique Castor Pang, responsable de la recherche chez Core Pacific-Yamaichi International Hong Kong. Pour lui, l’indice hongkongais ne rendait pas compte du dynamisme des sociétés de la tech cotées à l’étranger, qui reviennent à la maison. « Le nouvel indice permet de combler ce manque et d’attirer les flux de capitaux. »

Le Hang Seng Tech laisse également sur place le Nasdaq américain. Celui-ci a beau être reparti à l’assaut de nouveaux sommets historiques depuis un mois et demi, il progresse « seulement » de 15,5 % en 2020. Il faut dire qu’après avoir culminé à 10.767 points le 20 juillet dernier – un record en clôture – il a commencé à se replier. Certains s’interrogent sur les folles valorisations du secteur de la tech et commencent à faire des parallèles avec la bulle technologique des années 2000.

Afflux de sociétés chinoises

Plusieurs entreprises chinoises du secteur de la tech présentes de longue date à Wall Street, ont opté pour une double cotation ces derniers mois. Après Alibaba en novembre, NetEase , le spécialiste d’Internet et des jeux vidéo, et, une semaine plus tard le géant du commerce en ligne JD. com se sont à leur tour invités à la Bourse Hong Kong en juin. Ce regain d’intérêt pour les cotations domestiques intervient sur fond de tensions entre la Chine et les Etats-Unis. Depuis le scandale Luckin Coffee, les autorités boursières sont également plus exigeantes à l’égard des sociétés chinoises.

Le géant du paiement Ant Group – le bras financier du spécialiste du e-commerce Alibaba – est le prochain sur la liste. Le groupe de Jack Ma compte se lancer simultanément sur les places financières de Hong Kong et de Shanghai. Il vise une valorisation supérieure à 200 milliards de dollars, ce qui en ferait la plus grosse opération de l’année. Il pourrait également s’agir de la deuxième plus grande introduction en Bourse au monde après celle du pétrolier saoudien Aramco l’année dernière. Et une prise de taille pour la Place de Hong Kong, qui a assoupli ses conditions de cotation pour attirer les géants de la tech.

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