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Finance

La collecte de livret A a marqué une pause en juin



Publié le 21 juil. 2021 à 15:09

Le train paraissait inarrêtable. Au mois de juin, le livret A enfin commencé à ralentir après avoir enchaîné des mois de collecte record . La collecte nette de ce produit phare de l’épargne des Français a terminé le mois de juin sur montant nul. Autrement dit, les dépôts et les retraits opérés sur les livrets ont été exactement identiques, selon les chiffres publiés mercredi par la Caisse des dépôts.

100 fois moins qu’en 2020

Le frère jumeau du livret A, le livret de développement durable et solidaire (LDDS) fait à peine mieux, affichant sur le mois une collecte de 40 millions d’euros. L’an dernier, au plus fort de la pandémie, les montants étaient presque… 100 fois supérieurs (collecte de 3,69 milliards d’euros pour le livret A et le LDDS).

Il est toutefois beaucoup trop tôt pour parler d’une inversion de tendance, alors que les deux livrets totalisent depuis le début de l’année 20,77 milliards d’euros de collecte nette, portant l’encours total à 469,1 milliards d’euros.

Cela fait de l’année 2021 la troisième plus forte année de collecte en douze ans pour ces deux livrets au fonctionnement identique. A moins que le mouvement ne s’inverse dans la deuxième partie de l’année.

La troisième meilleure année

Un record absolu avait été atteint en 2012 avec 49,16 milliards d’euros déposés sur l’année. En 2020, année marquée par la pandémie et la fermeture quasi complète de l’économie, les ménages avaient épargné à marche forcée, aboutissant pour le livret A et le LDDS à 35,2 milliards d’euros de dépôts.

Jusqu’à présent, les ménages avaient conservé leur comportement de crise . Sans information précise, on peut supposer qu’à la faveur de la campagne de vaccination, et de la levée progressive des restrictions, ils aient recommencé à consommer, et donc à puiser dans les poches d’épargne immédiatement utilisables.

Victime collatérale

Mais la tendance de fond reste très forte : selon un récent chiffrage de la Banque de France, les Français ont épargné 142 milliards d’euros de plus que de coutume depuis le début du Covid. Leur choix s’est porté sur les placements les plus sûrs et les plus liquides. Cela a naturellement profité au livret A – malgré une rémunération peu attrayante sur le papier – mais aussi aux simples dépôts bancaires. Victime collatérale, l’assurance-vie, habituellement très attrayante, a dans un premier temps été boudée, les fonds déposés n’étant pas immédiatement disponibles. Elle a retrouvé plus récemment les faveurs des ménages .



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