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Finance

La Fédération française de l’assurance tente de surmonter ses divisions



Publié le 6 janv. 2021 à 6:49

Après une année 2020 marquée par une pluie de critiques, les représentants du secteur de l’assurance cherchent à redorer l’image de ce dernier. Certains interrogent le fonctionnement de la Fédération française de l’assurance (FFA), l’organisation qui représente la profession, dont les divisions ont pu brouiller le message.

« J’appelle de mes voeux une réflexion au sein de l’association [la FFA] qui élaborerait – je dirais – un code de conduite », a ainsi déclaré Jacques de Peretti, le patron d’Axa France, devant les membres de l’Association Nationale des Journalistes de l’Assurance (Anja) en décembre. « J’ai trouvé que des associations fonctionnaient bien mieux », a-t-il ajouté, faisant allusion à la fédération bancaire française (FBF).

Un bien commun à défendre

Et le dirigeant de ce poids lourd du secteur d’avancer que la « structuration » de la FFA autour des « familles », que sont les sociétés anonymes d’assurance, les mutualistes et les bancassureurs, n’est « peut-être pas propice à la gestion collective », alors que « nous avons à défendre un bien commun : notre image, notre rôle dans la société ».

Malgré les nombreuses mesures de soutien promises par les assureurs, le secteur a été vivement critiqué pour sa gestion de la crise du Covid, en particulier sur la question de la prise en charge des pertes d’exploitation des entreprises. Il s’est aussi vu reprocher de faire des économies grâce à la baisse des sinistres dans l’automobile et la santé. Dénonçant des incompréhensions, des professionnels estiment que les acteurs du secteur auraient pu faire preuve de plus d’unité.

Mécanique familiale

« Peut-être qu’une piste, c’est de casser cette mécanique familiale », a estimé Thierry Derez, le patron du groupe mutualiste Covéa, interrogé en décembre par l’Anja sur la réponse de la profession face à la crise.

Ces débats sur l’organisation et la représentation des assureurs ne sont pas nouveaux . Déjà en 2016, les professionnels avaient cherché à surmonter leurs divisions en rassemblant sous un même toit plusieurs familles. Aux yeux de Thierry Derez cependant, il est illusoire de penser aplanir tous les différents entre assureurs. « Une fédération professionnelle, c’est avant tout une réunion de gens qui sont en compétition ».

« La volonté collective, c’est de mieux fonctionner », assure « aux Echos » Florence Lustman, la présidente de la FFA reconnaissant que les assureurs sont apparus « dispersés » au début de la crise. Pour redresser la barre, la patronne de l’organisation dit notamment vouloir interagir plus directement avec ses quelque 260 membres. L’idée est de ne pas se cantonner en priorité à ceux qui sont représentés dans son conseil exécutif ou aux représentants des trois familles.

« L’enjeu aujourd’hui, c’est vraiment de rebâtir et construire l’image de notre profession qui est profondément utile », insiste surtout Florence Lustman. Pour ce faire, « on veut s’adresser de façon beaucoup plus directe à la société et à l’ensemble de nos concitoyens, explique-t-elle. La société dans son ensemble et les pouvoirs publics nous demandent des choses qui ne sont pas possibles parce que les fondamentaux de notre métier ne sont absolument pas compris ».



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