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Finance

La fin d’année en fanfare du bitcoin


Publié le 20 nov. 2020 à 12:40Mis à jour le 20 nov. 2020 à 12:44

Le bitcoin tutoie de nouveau les sommets. A 18.254 dollars (15.380 euros), il gagne 70 % depuis fin septembre, et 150 % cette année. Son meilleur dernier trimestre, le bitcoin l’a connu en 2017 (226 %), puis en 2015 (82 %) et 2016 (58 %). Depuis 2010, il progresse en moyenne de 49 % en novembre et 13 % en décembre.

Le marché des options estime à une chance sur quatre la probabilité que le cours du bitcoin dépasse les 20.000 dollars avant la fin de l’année, et une sur trois avant mars 2021, selon Skew. La hausse du mois de novembre s’effectue dans de forts volumes, parfois records comme sur les contrats à terme sur le bitcoin traités sur le Chicago Mercantile Exchange. La progression a attiré de nouveaux investisseurs et a parfois causé des encombrements sur certaines plateformes.

Engouement mondial

Le record fut inscrit le 17 décembre 2017 à 19.891 dollars (16.323 euros) lors d’une année euphorique pour le marché des « cryptos. » Depuis ce plus haut, plus de 1,8 million de bitcoins ont été émis et absorbés facilement par un nombre toujours croissant d’acteurs. Sa base d’investisseurs s’est élargie et diversifiée . Selon Chainalysis, ce sont surtout les forts achats d’investisseurs américains et européens qui sont derrière l’envolée du bitcoin cette année. Plus d’un million de bitcoins ont été acquis depuis la mi-mars, et souvent dans une optique de long terme.

Le cours du bitcoin a été multiplié par plus de 18 depuis 2017

Le cours du bitcoin a été multiplié par plus de 18 depuis 2017

333 milliards de dollars

La puissance et la robustesse du réseau du Bitcoin se sont accrues. L’émergence d’une myriade de cryptos et jetons numériques, ne lui a guère porté ombrage. Aucune ne peut prétendre rivaliser avec la leader, qui pèse 333 milliards de dollars et représente les deux tiers du marché. C’est toujours elle qui mène la danse et entraîne tout le marché derrière elle.

Entreprises

Même Ray Dalio, le fondateur de Bridgewater plus grand hedge fund au monde , sceptique sur le bitcoin à la différence de nombre de ses concurrents, a récemment admis sur Twitter qu’il y a peut-être « quelque chose qui lui échappe » à propos de cette devise. Si elle venait à menacer les monnaies traditionnelles « les gouvernements l’interdiraient ou la rendraient trop dangereuse à utiliser », a-t-il déclaré sur Twitter. « A la différence de l’or, je n’imagine pas les banques centrales, grands investisseurs institutionnels et multinationales, utiliser le bitcoin. ».

Un nouveau type d’investisseurs est apparu, les sociétés du secteur technologique. Elles achètent des bitcoins que ce soit pour leur activité ou comme actif de réserve. Elles sont déjà 15 sociétés cotées (Microstrategy, Square…) à en détenir. Ajoutés aux principaux fonds comme Grayscale Bitcoin Trust, ces acteurs détiennent près de 850.000 bitcoins, soit 4,5 % des bitcoins déjà émis.

Par pertes et profits

La volatilité du bitcoin est repartie à la hausse cette année. Son cours a évolué entre 3.600 dollars, lors de son plongeon en mars à plus de 18.500 dollars en novembre. Sa volatilité a tendance à être plus forte dans les mouvements de hausse des cours que de baisse, ce qui distingue le bitcoin des autres marchés (actions, devises) où c’est l’inverse.

L’envolée du marché des cryptos attire de nombreux particuliers, dans l’espoir d’un profit à court terme. Leur comportement accentue la volatilité. Court-termistes, ils prennent trop rapidement leurs profits quand ils gagnent de l’argent sur le bitcoin. A l’inverse, quand ils ont investi et que son cours chute comme en 2018 , ils attendent trop longtemps pour vendre dans l’espoir qu’il remonte. Puis ils paniquent tous en même temps et cèdent en masse leurs bitcoins. Ce penchant à prendre plus vite ses profits que ses pertes s’est accentué depuis l’année euphorique de 2017 , suivie par la débâcle de 2018, selon des travaux . L’institutionnalisation du marché du bitcoin devrait réduire l’impact de ce comportement sur les cours. Les traders professionnels sont moins sujets à ce type de biais et leur influence grandissante devrait avoir un effet modérateur sur la volatilité.



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