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Finance

La fusion Euronext-Borsa Italiana pourrait être confirmée dans les heures qui viennent



Publié le 8 oct. 2020 à 14:08Mis à jour le 8 oct. 2020 à 14:15

L’épilogue semble imminent, dans le dossier de la vente de Borsa Italiana . Selon des sources proches du dossier, le London Stock Exchange Group (LSEG) – propriétaire de la Bourse de Milan – va réunir son conseil ce jeudi. A l’ordre du jour : l’étude de l’offre d’achat formulée par Euronext, à l’issue de trois semaines de négociations exclusives . Et il pourrait rendre sa réponse dans la soirée ou vendredi.

Euronext, qui a été préféré à SIX et à Deutsche Börse – s’est allié avec la Cassa Depositi e Prestiti – la Caisse des dépôts italienne, ainsi qu’à la plus grosse banque transalpine Intesa Sanpaolo. Leur offre valoriserait Borsa Italiana 4,5 milliards d’euros dette comprise, selon l’agence Bloomberg.

Décision rapide

Le délai de décision peut sembler rapide. Mais Euronext connaît très bien le dossier, qu’il ait déjà étudié par le passé. Et LSEG est pressé. La vente de Borsa Italiana est destinée à amadouer les autorités européennes de la concurrence. Celles-ci ont ouvert une enquête approfondie sur sa propre fusion avec Refinitiv pour donner naissance à un géant des données de marché. Les deux groupes espèrent pouvoir s’unir avant la fin de l’année.

Cette opération permettrait à Euronext de changer de dimension . Le nouvel ensemble accueillerait sur ses marchés près d’un quart des transactions sur action en Europe, et coterait 28 des 50 sociétés qui composent l’indice Euro Stoxx 50. Surtout, le groupe italien possède les services qui font jusque-là défaut à son futur acquéreur. D’abord la plateforme d’échange électronique obligataire MTS, qui lui permettrait de prendre enfin pied dans le secteur du « fixed income ».

Transformation

L’opérateur paneuropéen s’étofferait également dans le secteur du postmarché, notamment grâce à chambre de compensation CC & G. Contrairement à tous ses grands concurrents, l’opérateur paneuropéen ne dispose pas de sa « clearing house ». Une anomalie qui prendrait ainsi fin.

L’Italie deviendrait ainsi le premier pays contributeur à l’activité d’Euronext. Une place jusqu’à présent dévolue à la France, qui compte pour environ 40 % du chiffre d’affaires du groupe. Cassa Depositi e Prestiti devrait prendre environ 8 % de l’opérateur pan européen – au même niveau que la Caisse des dépôts français – et Intesa Sanpaolo une participation équivalente à celle de BNP Paribas, autour de 2 %.



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