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Finance

La plateforme de trading Robinhood fait des émules en Europe



Publié le 24 juil. 2020 à 7h03

Les portes de l’Europe resteront pour le moment fermées pour Robinhood. Dans un communiqué publié le 21 juillet, la populaire plateforme de trading pour particuliers – sur laquelle se sont rués les Américains pendant le confinement – a annoncé mettre un coup de frein à ses plans de lancement au Royaume-Uni pour se concentrer sur son activité aux Etats-Unis.

Mais ce contretemps dans la stratégie d’expansion de la fintech ne remet pas en question le succès fulgurant qu’elle a connu depuis son lancement, en 2014. Un succès que voudraient bien reproduire certains acteurs de ce côté-ci de l’Atlantique. Hasard du calendrier, la veille de l’annonce de Robinhood, la société néerlandaise BUX annonçait, à l’inverse, l’arrivée de ses services en France, après avoir déjà étendu son activité aux marchés allemand et autrichien.

Son produit phare, BUX zéro, permet à ses clients de placer leur argent sur les marchés sans qu’aucune commission ne soit prélevée et sans montant minimum. Soit peu ou prou la formule qui a fait le succès de l’application Robinhood. « Notre activité a vraiment décollé en septembre 2019, lorsque nous avons lancé cette offre sans commission », affirme Nick Bortot, le fondateur de BUX. Il affirme que le nombre d’utilisateurs a grimpé à 300.000.

Floraison d’acteurs

« L’un des principaux obstacles au trading des particuliers a toujours été l’incompréhension des coûts », confirme Valérie Kalifa, porte-parole chez eToro, le leader des courtiers en ligne en Europe, qui a lancé son offre zéro commission en mai 2019, dans le sillage de Robinhood. « Nous étions les premiers en Europe, ajoute-t-elle. Depuis, nous avons observé une hausse de 153 % de nos investisseurs. » eToro revendique 15 millions d’utilisateurs dans le monde dont 10 % en France.

De nombreux acteurs ont depuis fleuri sur ce créneau (Admiral Market, IG Market, eDealing…). Même la néobanque Revolut propose aujourd’hui une offre. La plupart opèrent en France sous le régime de la Libre Prestation de Service. Autrement dit, ils sont basés et régulés à l’étranger, dans un pays membre de l’Union européenne. Ils ont redoublé d’efforts pour profiter de la vague des 150.000 particuliers qui se sont lancés en Bourse depuis le début du confinement.

Produits d’appel fort

« On a constaté une multiplication des communications promotionnelles offrant l’ouverture de compte, la gratuité des 100 premiers ordres ou encore effectivement l’absence de commission, confirme Stéphane Pontoizeau, directeur de la division du suivi des intermédiaires de marché à l’AMF. Mais il faut distinguer ces offres promotionnelles temporaires des acteurs dont c’est le modèle structurel. »

Rien n’est gratuit, met en garde l’AMF qui incite à se plonger dans l’ensemble des conditions de ce type d’acteurs afin de s’assurer que les frais sur les autres services ne sont pas trop importants. « Il ne s’agit pas d’être dans la suspicion permanente, mais lorsque l’on voit ‘zéro commission’, nous sommes vigilants sur l’information fournie au client », reprend Stéphane Pontoizeau.

Le fait est que le zéro commission devrait progressivement s’étendre à l’ensemble du secteur. « C’est un produit d’appel imparable », reconnaît un acteur du secteur qui ne pratique ce type d’offres que de manière temporaire. Selon nos informations plusieurs acteurs traditionnels du courtage devraient d’ailleurs, dans les prochains mois, se lancer sur le créneau.



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