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Finance

La prise en charge du « psy » séduit les assurés



Publié le 20 juil. 2021 à 7:39

Lancé au printemps, le remboursement par les assureurs de consultations de psychologues séduit, à en croire certains distributeurs de complémentaires santé.

« Cela répond à un besoin », a notamment assuré Fabrice Heyriès, le directeur général de la MGEN, la mutuelle historique de l’éducation nationale, lors d’une conférence de presse début juillet.

La MGEN a ainsi remboursé quelque 45.000 consultations de « psy » sur les mois de mai et juin pour plus de 2,3 millions d’euros, ont appris les Echos. Des chiffres significatifs pour deux mois, pour la mutuelle, sachant qu’elle consacrait jusque-là autour de 2 millions d’euros par an à ce type de soins au titre des garanties accordées dans certains contrats.

Pandémie et moral des Français

En mars dernier, arguant des conséquences néfastes de la pandémie sur le moral des Français, les assureurs s’étaient engagés à rembourser plusieurs consultations de leurs assurés chez les psychologues au premier euro et dans la limite de 60 euros par séance.

La Fédération française de l’assurance (FFA) a promis que « jusqu’à » quatre consultations pourraient être prises en charge quand la Mutualité Française a parlé « d’un minimum de quatre séances ».

Surreprésentation des jeunes

Ces consultations délaissées par le régime d’assurance maladie obligatoire, en dépit de recommandations de la Cour des comptes en faveur de leur remboursement , sont loin d’être systématiquement remboursées par les complémentaires

A la MGEN, membre de la Mutualité, l’engagement collectif des assureurs s’est concrétisé en mai, avec effet rétroactif au début de l’année et sans obligation d’avoir une recommandation d’un médecin pour obtenir le remboursement du « psy ».

Point intéressant, « il y a une surreprésentation des jeunes » a noté Fabrice Heyriès en commentant les données de mai. Ainsi, selon la MGEN, 23 % des bénéficiaires des séances remboursées étaient des moins de 18 ans et 41 %des moins de 30 ans.

Devant les inquiétudes sur la santé mentale des jeunes, le gouvernement a d’ailleurs annoncé au printemps une prise en charge temporaire à 100 % de 10 séances chez le psychologue de ville pour les enfants et adolescents.

Vers une prise en charge pérenne ?

La MGEN n’est pas seule à noter de l’intérêt pour les remboursements de « psy ». Le groupe de protection sociale Malakoff Humanis a noté une augmentation de près de 50 % des actes remboursés depuis la mise en place du dispositif.

Il est trop tôt pour en faire un bilan. Cependant, certains se montrent ouverts à une forme de pérennisation. « Le sujet des risques psychosociaux est encore insuffisamment traité dans notre système de soins. Qu’il devienne un nouveau poste d’intervention des mutuelles pourrait être envisagé », note Thomas Saunier, directeur général de Malakoff Humanis.

En juin, la Mutualité Française a préconisé d’étudier, les « modalités d’une prise en charge pérenne » des séances chez le psychologue en impliquant dans la réflexion l’Assurance maladie obligatoire.



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