Image default
Finance

La reprise économique américaine porte les résultats des banques



Publié le 14 juil. 2021 à 16:26Mis à jour le 14 juil. 2021 à 16:42

L’optimisme est de rigueur aux Etats-Unis. Les banques américaines ont profité de la reprise économique au deuxième trimestre pour publier des résultats en très nette hausse, bien au-delà des prévisions. Toutes ont observé des niveaux de dépense élevés : non seulement les consommateurs ont acheté plus que pendant la crise, dans tous les domaines (dépenses de loisirs, voitures, biens immobiliers), mais le niveau d’avant la pandémie est même dépassé.

Ainsi, chez JPMorgan Chase , la première banque américaine en termes d’actifs, « les dépenses des cartes de crédit et de débit ont augmenté de 45 %, ou de 22 % par rapport au deuxième trimestre 2019, prépandémie », a confié le PDG, Jamie Dimon. Mercredi, les chiffres ont été confirmés chez Bank of America . « Les dépenses des consommateurs ont dépassé les niveaux prépandémie de manière significative, la croissance des dépôts est forte et le niveau des prêts a commencé à augmenter », a expliqué le patron de la deuxième banque américaine, Brian Moynihan. Même son de cloche chez Citigroup, dont les revenus liés aux cartes de crédit ont bondi de 40 % sur un an, et 6 % par rapport au deuxième trimestre 2019.

Les soutiens à l’économie décisifs

Les banques ont profité de la persistance de taux bas, la Fed privilégiant la reprise économique malgré une inflation qui s’installe à des niveaux jamais vus depuis plus d’une décennie. Par ailleurs, les programmes de soutien à l’économie, du gouvernement fédéral ou de la banque centrale, ont permis de maintenir le pouvoir d’achat de la plupart des Américains. Les incertitudes liées à l’avenir étant en partie dépassées, les consommateurs ont pu effectuer des dépenses qu’ils avaient différées durant la crise. Cela explique notamment la santé insolente du marché de l’immobilier aux Etats-Unis.

La reprise s’est également traduite dans le dynamisme des entreprises. Les activités de banque d’affaires ont été sollicitées en ce début d’année. Ainsi, les revenus tirés du conseil aux entreprises et des prêts accordés aux sociétés ont grimpé de 36 % chez Goldman Sachs, qui est intervenu sur plusieurs grosses opérations qui ont marqué ce début d’année : le rapprochement entre Warner Media et Discovery , l’acquisition de Nuance Communications par Microsoft , ou encore la vente du fabricant de matériel médical Medline à un groupe d’investisseurs, dont Blackstone.

Des menaces persistantes

Les banques, dont la politique de dividendes et de rachat d’actions n’est plus encadrée, ont aussi profité de facteurs plus ponctuels. Elles ont continué à libérer des provisions faites il y a un an, au plus haut de la pandémie : 3 milliards de dollars chez JPMorgan Chase, ou encore 2,2 milliards chez Bank of America. Ce qui a gonflé les bénéfices à des niveaux records. Ensemble, les cinq grandes banques qui ont publié leurs résultats ces jours-ci (Morgan Stanley le fera ce jeudi) ont généré des profits frôlant les 39 milliards de dollars. Les bénéfices ont quasiment triplé en un an chez Bank of America, Wells Fargo est revenu dans le vert après sa première perte enregistrée en une décennie, il y a un an…

Des menaces subsistent néanmoins. L’inflation, qui a encore dépassé les 5 % au mois de juin après avoir atteint 5 % en mai et 4,2 % en avril, pourrait compromettre le pouvoir d’achat des consommateurs. La persistance de taux d’intérêt bas pèse aussi sur les revenus des banques. Le chiffre d’affaires trimestriel de Bank of America a ainsi reculé de 4 % sur un an, à 21,47 milliards de dollars, en deçà des prévisions.



Source link

Autres articles

La crise du Covid sonne le glas des marchés à la criée de Chicago

administrateur

Assurance : SCOR et Covéa annoncent un armistice après trois ans de lutte acharnée

administrateur

Les assureurs profitent de marchés favorables pour renforcer leurs fonds propres

administrateur

Les assureurs santé demandent du temps pour se préparer à plus de concurrence

administrateur

Deux ans après la catastrophe de Brumadinho, Vale accepte de verser 7 milliards de dollars

administrateur

La vente à découvert entre dans l’arsenal des gérants responsables

administrateur