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Economie

la SNCF et Flixbus interloqués par les nouvelles mesures


Les opérateurs de transport se demandent comment mettre en œuvre les nouvelles obligations début août.

« À partir du mois d’août, le pass sanitaire s’appliquera dans les avions, les trains et les cars pour les longs trajets.» L’annonce faite lundi soir par le président de la République, Emmanuel Macron, a pris de court les opérateurs de transport. Personne n’avait été mis dans la confidence.

Après le port du masque, voilà donc les entreprises ferroviaires, les compagnies aériennes et les sociétés qui proposent des cars Macron chargées de contrôler le respect d’une nouvelle obligation : les passagers devront soit avoir reçu deux doses de vaccin depuis au moins deux semaines, soit présenter un test PCR négatif de moins de 48h ou un test positif attestant du rétablissement du Covid-19.

Ce mardi, il règne une certaine confusion dans les groupes chargés d’appliquer ces nouveaux contrôles. « SNCF Voyageurs mettra en œuvre les nouvelles mesures sanitaires annoncées par le Président de la République, et informera les voyageurs du périmètre des trains concernés et des modalités de contrôle qui seront définis par le Gouvernement », avançait prudemment la SNCF dès lundi soir. Ce matin, le groupe public précisait que le Pass sanitaire serait exigé dans les TGV et les Intercités mais pas dans les TER ou les Transiliens même si certains trajets peuvent dépasser une heure.

À VOIR AUSSI – Emmanuel Macron étend le pass sanitaire pour pousser à la vaccination

En revanche, rien n’était précisé sur la façon de mettre en œuvre ces mesures. « Pour les modalités, tout est en cours de travail à ce stade », affirmait-on prudemment à la SNCF. Plusieurs questions restent sans réponse : les contrôles seront-ils systématiques ou aléatoires ? Qui devra vérifier que les passagers ont un Pass sanitaire correct ? Les passagers devront-ils arriver plus tôt avant l’embarquement à cause de nouvelles formalités ?
« Je ne vois pas les contrôleurs s’occuper de cela car ils ne sont pas habilités pour ce genre d’opération, estime Didier Mathis, secrétaire général de l’Unsa ferroviaire. C’est plutôt le rôle des agents de la sûreté ferroviaire et des forces de l’ordre. » Sans compter qu’aujourd’hui la SNCF n’a pas les matériels pour lire le QR Code attestant que le passager a bien reçu ses deux doses de vaccin.

Mêmes interrogations chez Flixbus qui, avant de se poser des problèmes opérationnels, craint l’impact de ces mesures sur sa performance commerciale. «Nous avons une clientèle jeune dont beaucoup ne sont pas vaccinés, estime Yvan Lefranc-Morin, directeur général de cette start-up allemande. Nous craignons que pas mal ne renoncent à réserver un billet à cause de ces obligations. » Le roi des bus longue distance, très lourdement impacté par les trois confinements n’avait pas besoin de cela. Surtout au cœur de l’été qui correspond à un pic d’activité.



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