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Finance

La société de gestion néerlandaise NN IP à la recherche d’un partenaire ou d’un repreneur



Publié le 26 avr. 2021 à 13:14Mis à jour le 26 avr. 2021 à 13:15

NN Investment Partners (IP) rejoint la liste des sociétés de gestion européennes en quête d’un repreneur ou d’un partenaire. NN, assureur néerlandais né de la scission de la banque ING, a annoncé ce lundi qu’« il étudie les options stratégiques pour son activité de gestion d’actifs, couvrant un large éventail d’options, notamment une fusion, une coentreprise ou un désinvestissement partiel ». Le groupe ne donne pas les raisons de son possible désengagement de NN IP, qui gère 300 milliards d’euros d’actifs, évoquant simplement un examen qui « s’inscrit dans le cadre de l’évaluation régulière et approfondie des différentes activités de NN ».

Le calendrier choisi ressemble fort à un appel du pied, dans un secteur en pleine introspection ces dernières semaines. Credit Suisse, en difficulté, envisagerait une cession ou un adossement de sa propre gestion d’actifs. De son côté, DWS, filiale cotée de Deutsche Bank, serait prête à une acquisition ou à une alliance d’ampleur, pour rester dans la course face à Amundi. Ce dernier, numéro un européen du secteur, est entré en négociations exclusives ce mois-ci pour racheter Lyxor à Société Générale . En parallèle, la banque américaine BMO a décidé de céder ses activités européennes de gestion à l’anglo-américain Columbia Threadneedle. Les deux opérations seront payées cash pour un total de 1,5 milliard d’euros. De quoi aiguiser les convoitises et alimenter les réflexions.

Acteur de deuxième division

Avec ses 300 milliards d’euros d’encours, NN IP joue dans la deuxième division des gestionnaires européens, loin des plus de 1.000 milliards gérés par Amundi et Natixis Investment Managers (NIM). Parmi les filiales d’assureurs, il se place derrière Axa IM (860 milliards d’euros d’actifs à fin 2020), Allianz Global Investors et Generali Investments (près de 600 milliards chacun) et son compatriote Aegon AM (près de 400 milliards), mais devant Groupama AM (109 milliards). « La gestion d’actifs représente environ 8 % du bénéfice d’exploitation du groupe, mais l’échelle est un élément de la revue stratégique », estime Andrew Baker, analyste chez Citi.

Les maisons généralistes comme NN IP sont exposées à plusieurs vents contraires. Elles souffrent de la baisse des marges dans la gestion obligataire et monétaire (75 % des encours de NN IP), frappée de plein fouet par les taux bas. Mais elles pâtissent également de la concurrence de la gestion passive à bas coût, et de l’appétit croissant des investisseurs pour les gestions non cotées, qui sont souvent l’apanage de maisons indépendantes des grands groupes.

Autre écueil : comme beaucoup de filiales de banques ou d’assureurs, NN IP est en grande partie captive de sa maison mère, avec « environ 60 % des encours » gérés pour NN, selon Citi.

Dans la gestion de taux, le français Ostum (NIM) est a priori ouvert à des rapprochements, après son mariage avec la gestion assurantielle de La Banque Postale AM (LBPAM) l’an dernier. Mais une éventuelle alliance avec NN IP semble compromise, ou du moins compliquée. Aegon, grand concurrent de NN, est déjà actionnaire à 25 % de LBPAM , via Aegon AM.



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