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Finance

L’action Tesla perd jusqu’à 20 % à Wall Street



Publié le 8 sept. 2020 à 18:58Mis à jour le 8 sept. 2020 à 19:28

C’était l’une des valeurs les plus observées pour la reprise de Wall Street, ce mardi, après un week-end prolongé par le « Labor Day » aux Etats-Unis. Grand absent de la révision de la composition de l’indice S&P 500 dévoilée vendredi soir, Tesla n’a pas échappé au coup de froid annoncé : le titre du constructeur a cédé jusqu’à 20 % en séance, sa plus grosse perte depuis février.

L’euphorie autour de la firme de Palo Alto s’est nettement rafraîchie depuis quelques jours. Le cours de Tesla, qui restait fin août sur une hausse de 500 % par rapport à janvier – la deuxième meilleure performance du Nasdaq 100 après Zoom – est depuis entré en correction avec cinq séances de pertes consécutives. La capitalisation du constructeur a, pour sa part, fondu de quelque 135 milliards de dollars par rapport à son plus haut du 31 août (465,2 milliards).

Désamour

Pourquoi un tel désamour pour la valeur vedette de l’été ? Outre le vif repli des valeurs technologiques entamé la semaine dernière, une conjonction de déconvenues pèse depuis la rentrée scolaire sur le titre. L’annonce du gestionnaire d’actifs Baillie Gifford en est une : principal actionnaire externe de Tesla, l’écossais a indiqué début septembre avoir réduit sa participation ces derniers mois, de 6 % en juin à 4,25 % fin août.

La firme dirigée par Elon Musk a également chuté il y a une semaine après avoir indiqué qu’elle allait mettre en vente jusqu’à 5 milliards de dollars de nouvelles actions « de temps en temps » et aux prix du marché – de quoi faire craindre aux actionnaires, notamment aux nombreux petits porteurs qui affectionnent le titre, de voir leur participation diluée dans un flot plus important d’actions.

Le rendez-vous manqué avec l’indice S&P 500 joue lui aussi sa part. En lui préférant des valeurs comme Etsy, Teradyne ou Catalent, le comité d’experts qui choisit les nouveaux entrants souligne sans le dire les fragilités du modèle de Tesla : le constructeur a bien cumulé quatre trimestres de bénéfices consécutifs – une condition sine qua none pour intégrer l’indice -, mais l’essentiel de son profit provient de la revente de ses crédits CO2 à d’autres constructeurs. Une source de revenus non pérenne, de l’aveu même des dirigeants.

Toujours plus que Ford, GM et Fiat Chrysler

Le cours de Tesla a enfin pâti de l’annonce mardi d’un partenariat stratégique entre General Motors et le fabricants de camions électriques et à hydrogène Nikola – un concurrent frontal -, qui va l’aider à produire son pick-up Badger en échange d’une participation de 11 %.

Boudé par le S&P 500, chahuté par les marchés, Tesla demeure toutefois mieux valorisé que General Motors (47,2 milliards de dollars de capitalisation), Ford (27,45 milliards) et Fiat Chrysler (17,7 milliards) réunis. La société tient d’ailleurs, avec le « Battery Day » du 22 septembre, un événement au cours duquel sont traditionnellement présentées les nouvelles technologies, l’occasion de reprendre la main.



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