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Economie

Le chauffage au gaz interdit dans les logements neufs dès 2021


La nouvelle réglementation environnementale, qui entrera en vigueur l’an prochain, impose des réductions drastiques d’émissions.

Le gouvernement a rendu son verdict pour la transition énergétique des bâtiments neufs. Et c’est une petite révolution qui se prépare! La nouvelle réglementation environnementale (RE 2020) prévoit d’interdire, dès l’été 2021, le chauffage au gaz pour réduire les émissions. Actuellement, 21% des maisons neuves et 75% des logements collectifs neufs en utilisent.

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Sont concernées dans un premier temps par cette mesure les maisons dont la demande de permis qui sera postérieure à l’entrée en vigueur de la réglementation à l’été 2021 mais aussi les bureaux et les bâtiments d’enseignement. Pour ce qui est des logements collectifs, ce sera pour plus tard. «Il ne sera plus possible de construire de nouvelles maisons individuelles exclusivement chauffées au gaz, et cette interdiction sera étendue en 2024 aux logements collectifs neufs», a déclaré Emmanuelle Wargon, ministre chargée du Logement dans une interview accordée aux Échos.

En effet, la RE2020 va imposer des seuils drastiques de consommation énergétique et d’émission de gaz à effet de serre: 4 kilogrammes de CO2/an/m² au maximum pour les maisons et 6 kilogrammes pour les appartements mais à partir de 2024. D’ici là, le seuil maximal reste fixé à 14 kilogrammes, ce qui laisse la possibilité d’installer du chauffage au gaz, «à condition que les logements soient très performants énergétiquement», explique-t-on au ministère. L’explication de ce décalage vient aussi du fait que les alternatives au gaz (chaufferie biomasse, pompe à chaleur collective, solaire thermique…) «doivent encore se développer à grande échelle» avec des équipements plus puissants que pour les logements individuels.

La France à la traîne

Des mesures fortes alors que la France est à la traîne en matière de transition énergétique des bâtiments, selon le rapport du Haut conseil pour le climat (HCC) publié ce mardi. «Le rythme de baisse des émissions doit passer d’une pente douce, entre 2 et 3% en ce moment, à une pente plus rapide de 5% par an dans ce secteur d’ici quelques années», note Corinne Le Quéré, présidente du HCC, organisme indépendant qui appelle à une «massification» de la rénovation des logements, bâtiments publics et tertiaires.

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Anticipant cette «révolution», les gaziers craignaient le «retour du chauffage électrique obligatoire». «Les pompes à chaleur électriques sont des solutions intéressantes (mais) derrière le cortège des pompes à chaleur, on trouve aussi des radiateurs électriques et, en fonction de la fixation d’un certain nombre de coefficients, on risque d’avoir le retour du radiateur électrique», a déclaré Thierry Trouvé, directeur général de GRTgaz lundi lors d’une conférence de presse. Ce à quoi l’entourage d’Emmanuelle Wargon répond vouloir «éviter d’entraîner un retour massif du radiateur électrique car, s’il est peu coûteux à installer, ce mode de chauffage est cher à l’usage et pèse plus fortement sur le réseau électrique au plus fort de l’hiver».





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