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Economie

le coût très variable du télétravail


Le coût du travail à distance varie très fortement selon les situations des Français, d’après une étude du cabinet ConvictionsRH.

Entre 13 et 186 euros par mois. Tel est le coût du travail à distance, selon une étude du cabinet ConvictionsRH pour Le Parisien. Depuis plusieurs jours, le gouvernement demande aux Français de se remobiliser pour travailler à distance, constatant un relâchement. Télétravailler est «impératif», rappelait le premier ministre Jean Castex lors de sa dernière conférence de presse. Selon un sondage Harris Interactive réalisé pour le ministère du Travail, la part d’actifs télétravaillant à 100% est en effet passée de 45% en novembre à 30% en janvier.

Dans son étude, ConvictionsRH établit ainsi une fourchette très large des dépenses du travail à distance, pour un télétravail «complet», c’est-à-dire cinq jours sur cinq. Les calculs de ConvictionsRH prennent en compte la consommation d’électricité, de gaz et d’eau, mais pas le loyer ni la facture internet et téléphone. Les coûts liés au transport, à l’équipement mobilier, informatique, aux fournitures et à la restauration sont également inclus dans le calcul. Toutes ces conditions supposent donc une multitude de cas de figure, ce qui explique une fourchette de dépenses très large. Pour la fourchette basse, le cabinet prend l’exemple d’une personne dont le logement fait 50m² et est chauffé au gaz. Cette personne ne consomme pas de boisson chaude, ses frais de repas sont couverts par la carte ticket-restaurant, elle n’a pas acheté de mobilier ni d’équipement informatique complémentaire et n’utilise pas de fournitures. Dans un tel cas de figure, les frais du télétravail s’élèvent à 13,4 euros par mois, pour 20 jours de travail à distance.

Au contraire, pour la fourchette haute, les dépenses liées au télétravail seraient de 186 euros par mois, avec en parallèle des frais liés aux fournitures, de 88,13 euros par an, auxquels s’ajoutent 402,88 euros d’achat unique pour le mobilier et le matériel informatique. Dans ce cas de figure, ConvictionsRH prend l’exemple d’un individu dont l’habitation fait 200m² au chauffage électrique. Cet employé consomme deux cafés capsules par jour, qui sont habituellement gratuits dans les locaux de l’entreprise. Ses frais de repas sont à sa charge. Il a également acheté des fournitures, non remboursées par l’employeur (deux paquets de stylos, une ramette de papier impression, deux carnets de notes et deux packs de cartouches d’encre), ainsi que du mobilier et de l’équipement informatique dit de confort, également non remboursés (bureau, chaise, étagère, lampe, écran, souris, clavier, casque et imprimante).

Toutefois, ConvictionsRH rappelle que ce qui est déjà remboursé ou mis à disposition par l’employeur en temps normal doit être pris en compte. Cette étude pose une nouvelle fois la question du remboursement par l’employeur. «Le principe général est que ça ne doit pas coûter au salarié d’être en télétravail», a encore assuré la ministre du Travail, Elisabeth Borne, le 5 février, au micro de France Bleu Paris. À ce jour, le remboursement par l’employeur n’est pas obligatoire. En revanche, l’accord collectif ou la charte sur le télétravail dans l’entreprise peut prévoir un remboursement par l’employeur.



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