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Economie

Le FMI annonce une crise mondiale plus sévère que prévu, la France parmi les plus touchés


Deux mois seulement ont passé depuis les dernières prévisions du FMI pour l’économie mondiale et, déjà, l’heure est à nouveau aux révisions déchirantes. «La pandémie de Covid-19 a eu un impact plus négatif sur l’activité pendant la première moitié de 2020 qu’anticipé et la reprise se dessine de façon plus graduelle que prévu auparavant», explique l’institution de Washington.

Conséquence, le monde devrait subir une récession de 4,9% cette année, selon les nouvelles prévisions, près de deux points de moins qu’attendu en avril. Et la reprise de la croissance en 2021 n’atteindrait que 5,4%, contre 5,8% espérés précédemment. Pour la première fois de l’histoire, toutes les régions du monde devraient être en récession cette année, à l’exception de la Chine, dont la croissance sera toutefois la plus faible depuis l’ère de Mao.

La France en queue de peloton

Ces révisions concernent notamment les économies développées. Les États-Unis afficheront une contraction de 8% et l’Europe (zone euro) de 10,2%. Sur le Vieux Continent, une queue de peloton comprend la France (-12,5%, dans la fourchette de l’OCDE, moins que les -11% annoncés par Bercy), l’Italie et l’Espagne (-12,8% chacune). Avec -7,8%, l’Allemagne s’en tire un peu moins mal mais ne devrait pas retrouver fin 2021 son niveau d’activité d’avant-crise, comme certains économistes l’espéraient.

Le PIB du premier trimestre a généralement été plus mauvais qu’attendu, à l’exception de quelques pays comme la Chine, l’Inde, l’Australie, le Japon ou l’Allemagne. Les premiers indicateurs augurent d’une récession plus sévère au deuxième trimestre. Le pire semble bien devant nous et le rebond mécanique post-confinement d’indicateurs comme la consommation ne semble pas durable. «L’ampleur du rebond récent sur les marchés financiers apparaît déconnectée des perspectives d’évolutions économiques», constate le FMI.

Dans les économies où la pandémie est en déclin, l’activité continuera à souffrir en raison du maintien de certaines mesures de distanciation sociale jusqu’à la fin de l’année, de la difficulté à sortir d’un plongeon plus profond pendant le confinement et d’une chute de la productivité.

Dans les pays encore en proie à une circulation forte du virus, la poursuite des confinements et mesures de restrictions va peser sur l’économie. C’est par exemple le cas en Amérique latine, où la récession devrait atteindre 9,4%, particulièrement forte au Mexique et Brésil, ainsi qu’en Arabie saoudite, au Nigeria ou en Afrique du Sud.

300 millions d’emplois détruits

Le blocage des mobilités internationales pèse sur les échanges commerciaux: leur volume baissera de près de 12% sur l’année.

Principal prix à payer pour la population, «un choc catastrophique pour le marché du travail mondial». Selon le Bureau international du travail, le cumul des heures non travaillées au deuxième trimestre devrait être équivalent à la destruction de 300 millions d’emplois à temps plein. Les travailleurs peu qualifiés qui n’ont pas pu travailler de chez eux sont les premiers concernés.

Les baisses de revenus, dans les régions où l’État n’a pas compensé les pertes de salaire, devraient inverser la tendance en cours précédemment à la réduction de la pauvreté la plus extrême.



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