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Economie

Le geste pas si désintéressé des géants du e-commerce en faveur des petites enseignes


Alors que Bruno Le Maire encourage les petits commerces à créer des sites internet pour proposer leurs produits en ventes à emporter, les géants du e-commerce font assaut de propositions d’aide. Des villes proposent également aux boutiques indépendantes de se regrouper sur des plateformes locales. Alors que seule une boutique sur trois en France dispose d’un site, «l’idéal est que les petits commerces se digitalisent», indique la Fevad, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance. «Aujourd’hui, de nombreuses possibilités existent pour permettre aux commerçants de vendre en ligne», ajoute la fédération.

Mais face à cette incitation, les grands noms de la vente en ligne saisissent ainsi cette occasion et proposent leurs services. L’américain Ebay a annoncé l’ouverture d’une boutique en ligne sans faire payer de commissions pendant trois mois ni d’abonnements pendant douze mois. Le français Cdiscount devrait annoncer des gestes similaires ce lundi. De son côté, le géant Rakuten va réduire ses commissions à 5 % sur les catégories de biens touchées par les fermetures de magasin.

Par ailleurs, le géant présent en France depuis 2010 grâce au rachat de PriceMinister annonce ce matin la mise en place un fonds de soutien aux commerces indépendants. «Nous proposons au gouvernement de créer un fonds de soutien et de solidarité sur lequel Rakuten s’engage à reverser 50% des commissions perçues sur les ventes générées dans des catégories de produits particulièrement impactées», lance ainsi Fabien Versavau, PDG de Rakuten sur Twitter. Ce fonds de soutien «Rakuten l’abondera et nous invitons tous les acteurs du e-commerce et les magasins non concernés par les fermetures à faire de même», confie le dirigeant au Parisien . Il organise également une journée de formation ce jeudi pour aider les petits commerces.

Des initiatives locales réactivées

Ces initiatives sont-elles vraiment désintéressées..Pas si sûr. Car elles sont également profitables à ces marketplaces qui recrutent ainsi de nouveaux fournisseurs, augmentent le nombre de produits proposés à la vente mais aussi le trafic sur leur plateforme. C’est également un moyen astucieux de s’offrir à moindre frais une nouvelle respectabilité.. Côtés commerçants, «c’est un moyen de trouver de nouveaux clients et de se positionner sur des plateformes qui font de l’audience», indique la Fevad qui souligne que «de nombreux grands acteurs sont également ouverts à la vente en ligne de produits autres que les leurs, comme La Redoute, Cdiscount, la Fnac…».

La fédération ajoute que de nombreuses initiatives qui avaient été lancées lors du premier confinement sont réactivées, comme à Nantes. Ainsi, début octobre, Nantes Métropole a débloqué 200 000 euros pour soutenir une plateforme de e-commerce local, née en plein confinement. D’autres villes ont décidé de créer de nouveaux services, comme à Nogent le Rotrou par exemple. La ville d’Eure-et-Loir va déployer une plateforme intitulée « Ma Ville Mon Shopping » pour regrouper les biens proposés à la vente par les commerçants.

Avec ces mesures, les 200.000 commerces physiques qui viennent de fermer pourraient trouver des débouchés en ligne.





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