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Economie

le gouvernement est prêt à aider à l’achat de voitures «vertes»


Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire s’est dit prêt ce vendredi matin à soutenir la demande de véhicule émettant le moins de CO₂ pour soutenir la filière automobile en grande difficulté face à l’arrêt du secteur dû à l’épidémie du Covid-19.

«Oui nous allons soutenir l’industrie automobile», a déclaré ce vendredi Bruno Le Maire sur CNEWS. «Je vais voir aujourd’hui tous les représentants de la filière (…) je vais leur dire que l’on est prêt à soutenir la demande des Français pour la voiture mais ce sera un soutien aux voitures vertes», a-t-il indiqué. «C’est évidemment la condition de notre soutien parce que l’industrie automobile doit réussir sa transition vers les véhicules autonomes et électriques. Le rôle de l’État est d’inciter à aller vers ce modèle-là.»

Interrogé sur la reprise d’une partie de l’activité économique en France depuis lundi 11 mai, jour 1 du déconfinement, Bruno Le Maire a souligné que «le redémarrage a eu lieu (…) il s’est bien passé, il y a des secteurs qui vont plus vite que d’autres comme le bâtiment et le BPT». «Je crois qu’il faut veiller à ce qu’il soit solide (…) je préfère un redémarrage lent et solide une précipitation», a commenté le chef de Bercy.

Comment accélérer cette reprise ? «Il y a eu une épargne très importante des Français, 55 milliards d’euros ont été épargnés», a rappelé Bruno Le Maire. «Bien entendu nous allons inciter les Français à utiliser une partie de cette épargne : soit le placer pour des PME, c’est le PEA-PME, c’est un produit d’épargne que nous avons créé pour soutenir les TPE et PME (…) soit en consommant des biens, que ce soit sur l’automobile, des biens d’équipements, des biens de consommation courante…».

Par ailleurs, le ministre a détaillé la stratégie de riposte de l’Europe face à la crise économique engendrée l’épidémie, alors que les ministres européens des Finances se réunissent aujourd’hui à l’occasion de l’Euro Group. «Il faut arriver à mettre en place maintenant très concrètement des mécanismes décidés par les ministres des Finances il y a quelques semaines et qui seront utiles pour notre économie».

«Il faut que l’on débloque définitivement les détails techniques des prêts de la banque européenne d’investissement parce que ce sont 40 milliards d’euros qui vont pouvoir être disponibles pour les PME françaises et en particulier pour les entreprises un peu plus risquées que celles qui font l’objet des prêts garantis par l’État aujourd’hui, a-t-il indiqué.

Le ministre a donné l’exemple des start-up et de leur difficulté à mettre en place un financement. Deuxième grand enjeu, selon Bruno Le Maire: le fonds de relance européen. «Il est la condition de la relance économique européenne (…) et celle de notre capacité à nous tous, États européens, à redémarrer à la même vitesse (…) il faut que tout le monde redémarre à la même vitesse pour garantir la puissance de l’économie européenne».

Ce fonds a vocation à «financer les technologies qui vont nous permettre de rester dans la course face à la Chine et les États-Unis (…) les innovations énergétiques, la 5G, l’intelligence artificielle…». «Pour tout ça nous avons besoin de l’argent européen». Bruno Le Maire, en lien avec Emmanuel Macron a proposé 1000 milliards d’euros, «financé soit par des prêts soit par de l’investissement direct avec de la dette commune».



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