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Economie

Le gouvernement n’envisage pas de revenir sur la journée par semaine au bureau


Face aux risques psychosociaux que ferait courir l’instauration d’un «télétravail intégral», le ministère du Travail veut continuer de permettre aux salariés de se rendre au travail une fois par semaine.

Vers un tout télétravail ? Alors que le gouvernement examine la possibilité de renforcer les mesures sanitaires, les entreprises se sont inquiétées que la journée par semaine au bureau, permise par le gouvernement si les salariés en télétravail le souhaitent, ne soit abolie. Le ministère du Travail souhaite rassurer et affirme que ce scénario n’est pas privilégié, selon les informations du Parisien. L’objectif est donc de continuer à permettre aux salariés de bénéficier de cette «soupape de décompression» que représente une journée par semaine passée sur le lieu de travail.

De quoi rassurer le patronat, qui s’inquiétait ces derniers jours des risques que faisait peser la possible instauration d’un télétravail obligatoire. Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux alertait ainsi, lundi, sur les possibles «troubles psychologiques» liés à la généralisation du télétravail. Ceux-ci peuvent, selon lui, apparaître car «au bout d’un mois, deux mois, trois mois tout seul dans un petit appartement devant Zoom ou devant une visioconférence ça crée des problèmes», a-t-il développé sur LCI.

La santé psychologique des Français très surveillée

Le ministère du Travail est lui aussi attentif à l’évolution du moral des Français en télétravail. Car l’isolement commence pèse désormais sur nombre de Français. Selon le «Baromètre de la santé psychologique des salariés Français en période de crise» réalisé par OpinionWay pour le cabinet Empreinte Humaine, 49% télétravailleurs se décrivent comme en état de «détresse psychologique» après une année marquée par les mesures sanitaires. Ce taux grimpe à 75% pour les télétravailleurs qui vivent dans moins de 40 mètres carrés. 40% des salariés qui travaillent depuis leur domicile avouent même «saturer du télétravail».

Malgré ces chiffres alarmants sur la santé psychologique des Français en télétravail, le ministère du Travail doit également composer avec les études concernant les lieux de contaminations au coronavirus. Ceux-ci ne plaident pas en faveur d’un retour au bureau. En décembre dernier, l’Institut Pasteur estimait, dans son étude ComCor sur ces lieux de contamination, que le lieu de travail était le deuxième espace d’infection en dehors du foyer. 29% des contaminations interviendraient ainsi au travail, comme l’a rappelé Jean Castex lors de sa conférence de presse mi-mars pour annoncer un durcissement des mesures sanitaires. Face à ces différents enjeux, le ministère maintient le statu quo mais rappelle la règle : tous les salariés qui peuvent télétravailler doivent le faire. Une recommandation qui n’est encore que partiellement suivie. Selon le ministère, 35% des salariés qui pourraient télétravailler ne le font pas.

À VOIR AUSSI – Covid-19: «Le recours au télétravail est le premier levier de lutte contre la pandémie», martèle Laurent Pietraszewski



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