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Economie

le patron de Sanofi «assume» ses choix


Dans un entretien au Journal du Dimanche, Paul Hudson déplore les critiques à l’encontre de son groupe et assure tout faire pour sortir son vaccin au dernier trimestre.

«Cela ne méritait pas une telle polémique». Dans les colonnes du Journal du Dimanche , Paul Hudson, patron de Sanofi, assure ne pas comprendre les critiques dont son laboratoire fait l’objet depuis qu’il a annoncé que son vaccin anti-Covid ne sortirait pas avant la fin de l’année 2021. «Nous aurions aimé être prêts plus tôt. Mais pour concevoir le meilleur vaccin possible, aucun compromis sur son efficacité n’était possible, particulièrement vis-à-vis des populations les plus âgées», explique-t-il.

Paul Hudson dit «assumer» son choix de se concentrer sur «une plateforme sûre et à l’efficacité prouvée». L’ARN messager a, selon lui, «gagné la bataille de la vitesse», mais son efficacité interroge «face à de futures pandémies», juge-t-il. D’où l’importance d’avoir à disposition «plusieurs options technologiques». Alors «pourquoi ce ‘Sanofi bashing’ ?» s’interroge-t-il. «On parle de ‘fiasco’ ou de ‘désastre’, au mépris des faits et des données, alors que nos salariés travaillent sans relâche pour développer ce vaccin, et que nous allons accomplir en quelques mois ce qui prend normalement des années», affirme le patron du laboratoire.

Sanofi va entamer «dans les prochains jours» la nouvelle phase 2 des essais cliniques de son vaccin à protéine recombinante, développé en partenariat avec GSK, précise Paul Hudson. «Nous travaillons pour qu’il soit disponible au dernier trimestre. Ce vaccin jouera un rôle important dans la protection de millions de gens en Europe et ailleurs», assure-t-il.

«Nous devons faire des choix»

En parallèle, le laboratoire français va apporter un soutien industriel à son concurrent Pfizer. «C’était la meilleure chose à faire et ce n’est pas si simple. Des lignes de production doivent être adaptées et des normes de sécurité très exigeantes respectées, pour réaliser des opérations complexes dans des conditions de température extrêmement basse», explique-t-il. «Nous sommes les premiers à agir ainsi et, pour l’instant, nous en faisons plus que beaucoup d’autres !»

Le patron de Sanofi a également souhaité éteindre la polémique concernant les suppressions de postes dans les services R&D du groupe. «Nous devons faire des choix. Sanofi n’a pas fait de découvertes majeures depuis vingt ans en France, d’où la nécessité d’y recentrer nos efforts dans les domaines où nous pourrons développer les médicaments les plus innovants», explique-t-il. Le PDG du laboratoire a également souhaité mettre un terme à la polémique concernant le versement de dividendes. «Il est nécessaire de conserver la confiance de nos investisseurs pour continuer à pouvoir financer la recherche», conclut-il.

À voir aussi – Pourquoi n’y a-t-il pas de vaccin français contre le Covid-19 ?



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