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Economie

le retour à la terre des Parisiens n’a pas eu lieu


Selon une étude récente, l’envie de verdure née durant le confinement ne se serait pas concrétisée, les logements en ville restent de loin les plus prisés.

On s’en doutait un peu: une récente étude a prouvé que malgré les nouvelles envies nées ces derniers mois, les Français qui ont concrétisé récemment un projet immobilier sont restés dans une approche très «classique». Après avoir ausculté le rapport des Français à l’immobilier durant le confinement puis le déconfinement, cette troisième vague du baromètre réalisé par Opinionway pour le réseau Artemis courtage a été réalisée juste avant les annonces de reconfinement. On y apprend que parmi les 22% de Français ayant un projet d’achat, 18% d’entre eux indiquent qu’il s’agit d’un logement en ville. C’est dix points de plus qu’au moment du déconfinement, ce qui en fait la catégorie la plus recherchée de ce sondage.

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Certes, les autres propositions sont dans un mouchoir de poche: logement en zone rurale (17%), logement plus grand (16%), logement avec jardin (15%), logement situé dans une autre ville (13%), mais ce qui montre l’ampleur du changement, c’est que le logement en ville n’était que le 6e choix en juin. Preuve que l’on en revient à une approche «classique»: pour les 6% de Français qui ont réalisé leur projet d’achat, 28% indiquent qu’il s’agit d’un logement en ville alors qu’ils n’étaient que 8% en juin. Coïncidence ou explication: alors que cette envie de verdure était la plus forte chez les Franciliens, c’est aussi dans cette région qu’il y a eu le plus de projets annulés ou reportés pour l’achat d’une résidence principale: 10% contre 5% en province.

Le tiers des Français estime que les prix baissent

Parmi les autres enseignements de ce sondage, on retient que les Français se montrent de plus en plus pessimistes sur la situation économique du pays mais cette inquiétude n’a pour l’instant qu’un impact limité sur le marché immobilier. Ainsi, plus des trois quarts des Français (78%) se disent pessimistes concernant la situation économique de la France, dont plus d’un quart (27%) très pessimistes et le phénomène se renforce en vieillissant: 68% des jeunes âgés de 18 à 24 ans sont inquiets pour l’avenir contre 85% des personnes âgées de plus de 65 ans. Mais l’immobilier n’est pas trop touché, puisque les personnes ayant un crédit immobilier sont plus nombreuses que les autres à se dire optimistes (54%). Une minorité, autour du tiers des Français, estime que le prix de l’immobilier baisse (37% qu’il baisse dans les petites et moyennes villes de province, 35% dans l’agglomération parisienne et 34% dans les grandes métropoles comme Lyon ou Bordeaux).

Pour l’instant, l’impact le plus fort perçu par les sondés concerne le crédit: ils sont 80% à estimer que les banques sont plus exigeantes pour accorder des crédits immobiliers et 70% à penser que les délais pour obtenir un crédit immobilier s’allongent. Plus surprenant: ils sont 56% à trouver que les taux des crédits immobiliers augmentent. Cette dernière affirmation ne se vérifie pas dans la réalité mais traduit sans doute le fait que les banques font de plus en plus de différence entre les clients, avec des taux de refus de prêt qui augmentent et des conditions très favorables pour les excellents dossiers et biens moins intéressantes pour des dossiers standards.


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