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Economie

le télétravail encouragé mais pas obligatoire


Les salariés de milliers d’entreprises ne seront pas tenus, comme au printemps, de télétravailler sans interruption. En revanche, ils sont incités à le faire deux à trois jours par semaine, dans la mesure du possible. Ce sont les principales préconisations du président de la République, mercredi soir, en matière d’activité professionnelle. Emmanuel Macron souhaite un cadrage le plus pragmatique possible, à travers une négociation dans les branches et «au plus près de l’entreprise.»

Les managers n’auront pas été surpris. Depuis plusieurs jours déjà, ils ne parlent plus un seul instant de faire revenir les équipes en présentiel dans un délai programmé. Il y a ceux qui affirment que les salariés ont le choix, entre télétravailler ou venir au bureau, il y a ceux aussi qui pointent la décrue des effectifs présents: de 75 % en moyenne à fin septembre, on se rapproche aujourd’hui de 50 %. Il y a ceux encore, même s’ils sont plus rares, qui réunissent les collaborateurs simplement deux jours par mois, juste pour maintenir le lien social.

Mise au vert

À la rentrée, l’idée la plus répandue chez les dirigeants consistait à accorder un ou deux jours de travail à distance par semaine. La porte est désormais ouverte pour trois ou quatre journées. Le discours est bien rodé, selon lequel les leçons du printemps ont été retenues: non seulement l’équipement informatique a été optimisé mais surtout un accompagnement psychologique des collaborateurs est prévu, pour éviter cet excès de travail que le télétravail induit parfois.

Cet essor de la transformation digitale est une réalité. «Le confinement a permis à de nombreux dirigeants de s’apercevoir que leur société était en retard sur le plan numérique, explique Albane Prieto, directrice du recrutement permanent chez le spécialiste du conseil en ressources humaines Robert Half, qui souligne aussi qu’avant l’essor de la pandémie, «un grand nombre d’entreprises ignoraient que le travail à distance constituait un levier à ce point efficace pour maintenir l’activité». Résultat, des procédures de recrutement se déroulent intégralement à distance, certains postes ont été refondus dans la perspective d’une distanciation géographique.

Attention toutefois à ce que tout le monde soit logé à la même enseigne. pour qu’un tel dispositif soit à la fois crédible et légitime, il faut qu’il n’y ait aucune zone d’ombre

La consultante Sarah ­Heckmann

Dans plusieurs entreprises, certains cadres parlent déjà d’aller se remettre au vert, pour ceux qui ont la chance de pouvoir travailler depuis une résidence secondaire. «Attention toutefois à ce que tout le monde soit logé à la même enseigne, prévient la consultante Sarah Heckmann, pour qu’un tel dispositif soit à la fois crédible et légitime, il faut qu’il n’y ait aucune zone d’ombre.»

Sept mois se sont déjà écoulés depuis le confinement général à la mi-mars, mais de nombreux salariés gardent une rancune vivace envers des responsables qui se sont protégés pendant qu’eux-mêmes restaient en première ligne.



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