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Economie

L’emploi salarié a bondi au premier trimestre 2021


Avec 86.100 créations d’emplois début 2021 (privé et public), l’emploi salarié se situe à un niveau comparable à celui de début 2019.

Le rebond est meilleur qu’anticipé. Dans le secteur privé, l’emploi salarié a progressé de 0,5% au 1er trimestre, soit 88.800 créations nettes d’emplois, selon les chiffres définitifs publiés jeudi par l’Institut national des statistiques et des études économiques, qui a ainsi revu à la hausse son estimation du 7 mai. Avec l’emploi public qui se stabilise quasiment (-2.700 emplois), l’emploi salarié progresse globalement au premier trimestre de 0,3% (+86.100 emplois), après -0,1% (-22.800) au trimestre précédent.

L’emploi salarié privé demeure inférieur à son niveau d’avant-crise : à la fin du premier trimestre, il se situe 1,2% sous son niveau de fin 2019 (soit -243.400 emplois), tandis que l’emploi public dépasse son niveau d’avant-crise de 0,6% (+33.600). Au total, l’emploi salarié se situe début 2021 à un niveau comparable à celui de début 2019, indique l’Insee. L’emploi salarié privé avait connu un recul modéré de 0,2% (31.100 destructions nettes) au 4e trimestre 2020.

L’emploi augmente dans nombre de secteurs

Dans le détail, au 1er trimestre 2021 et après de fortes fluctuations en 2020, l’intérim, véritable boussole du marché de l’emploi, se stabilise quasiment (+0,3%, soit +2.400 emplois). Mais l’emploi intérimaire se situe en mars 2021 à 5% sous son niveau de fin 2019 (-39.600 emplois).

Hors intérim, l’emploi augmente dans nombre de secteurs, mais demeure inférieur à son niveau d’avant crise dans l’industrie et le tertiaire marchand. Dans l’industrie, il est quasiment stable (+0,1% au 1er trimestre, soit +1.900 emplois), mais reste inférieur à son niveau d’avant crise (-1,8% soit -55.600 emplois).

Dans le tertiaire marchand, hors intérim, l’emploi salarié progresse modérément (+0,4%, soit +47.900), tandis que dans la construction, il augmente nettement (+1,4%, soit +19.800), dépassant amplement son niveau d’avant-crise (+3,5% par rapport à fin 2019, soit +50.800). Enfin, l’emploi dans le tertiaire non marchand augmente de 0,2% (+17.700). Il dépasse son niveau d’avant crise (+1% par rapport à fin 2019, soit +76.500), principalement dans le secteur de la santé (+3,5 % soit +55.900 emplois).

Reste de l’année plus incertain

Alors que l’emploi ne cesse de faire le yoyo depuis un an, au rythme des confinements et ­déconfinements de l’économie, le gouvernement attend, grâce au plan de relance, 100.000 créations d’emplois cette année, 300 .000 d’ici fin 2022.

Mais le reste de l’année 2021 est bien plus incertain. Le deuxième trimestre, marqué par un troisième confinement de l’économie qui va courir jusqu’au début de l’été, devrait au pire afficher un solde négatif, au mieux équilibré. En mars, d’après le dernier pointage du ministère du Travail, quelque 12 % des salariés du privé, soit 2,3 millions de personnes, avaient été placées par leur employeur en activité partielle, contre près de 9 millions en avril 2020 au plus fort de la crise lors du premier confinement.

En outre, les ­experts s’attendent à 100.000 liquidations d’ici à la fin décembre, soit le double de la normale, en rattrapage d’une année 2020 peu fournie en faillites, en raison du soutien public.

À VOIR AUSSI – Covid-19: les conseillers pôles emplois en première ligne face à la crise sociale



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