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Economie

L’engouement pour le télétravail progresse


Le télétravail est, depuis la fin du confinement, plébiscité. Et le retour au bureau ne modifie pas cette perception des salariés, au contraire. En mai dernier, 84 % d’entre eux prévoyaient de demander à télétravailler, dont 72 % de nouveaux télétravailleurs, selon la dernière enquête dévoilée ce jeudi par Malakoff Humanis. Le mois dernier, alors que près de trois quarts des Français étaient en activité (contre 67 % en avril), 57 % d’entre eux opéraient encore à distance.

La perception qu’en ont les personnes interrogées est encore meilleure qu’en avril: elles lui accordent la note de 7,3 sur 10, contre 6,9 précédemment. Elles en apprécient tout particulièrement la souplesse et la flexibilité pour gérer le travail (80 %), ainsi qu’une plus grande autonomie et davantage de responsabilisations (44 %). Les bénéfices perçus portent notamment sur la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle (42 %).

Si le télétravail exercé pendant le confinement n’a pas grand-chose à voir avec ce que les salariés ont pu expérimenter avant la crise sanitaire, la période traversée renforce l’idée qu’il a de réels impacts sur la qualité de vie au travail. Le télétravail n’est pas non plus sans incidence sur la santé des salariés. Une réalité qui n’échappe pas au patronat et aux syndicats, qui ont relancé il y a dix jours les négociations sur la réforme de la santé au travail. Le télétravail «doit être encadré», souligne le spécialiste de la protection sociale, Malakoff Humanis.

Risques sur la santé

Plus d’un quart des sondés (27 %) estiment que le télétravail tel qu’ils l’ont vécu ces dernières semaines a eu un impact négatif sur leur santé physique. Il en va de même sur leur santé psychologique, pour 31 %. Parmi les effets dénoncés, une difficulté à se déconnecter du travail (48 %), suivie d’une augmentation de leur charge mentale (32 %). Conséquence, 39 % se disent «souvent stressés», avec un niveau de tension qui a augmenté depuis la pandémie pour 36 % des télétravailleurs. Ils constatent aussi une dégradation de la qualité du lien avec leurs relations professionnelles, et 32 % souffrent d’un manque d’accompagnement.

Le nombre de personnes ayant renoncé à un arrêt de travail (18 %) est quasi stable comparé au même mois de l’année précédente

Alors qu’on ne dénombrait que 8 % de salariés s’étant vus prescrire un arrêt maladie durant la première quinzaine de mars, cette part monte à 12 % en avril. Toutefois, 26 % sont liés au Covid-19. Le nombre de personnes ayant renoncé à un arrêt de travail (18 %) est quasi stable comparé au même mois de l’année précédente. Parmi ces derniers, 21 % l’ont fait parce que leur état de santé ne les empêchait pas de télétravailler. Plus inquiétant, 34 % des sondés en avril ont renoncé à au moins un soin durant le confinement, dont 10 % concernent des hospitalisations. Si 41 % portent sur des soins dentaires, 27 % concernent un suivi médical régulier pouvant générer des complications à terme, notamment dans le cadre de maladies chroniques. «Les conséquences de ces reports présentent un risque sur les arrêts maladie futurs, et auront un impact sur la consommation de frais de santé», relève Anne-Sophie Godon, la directrice innovation du groupe.



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