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Economie

L’envie d’espace fait flamber les prix des maisons en Ile-de-France


Pour la première fois depuis 2007, le tarif des maisons franciliennes a grimpé plus vite que celui des appartements. L‘effet «pierre verte» joue à plein.

«On a jamais vu ça depuis 2007!» Thierry Delesalle, notaire à Paris, n’en revient pas. Les prix des maisons vont grimper plus vite que ceux des appartements en Ile-de-France, selon les projections des notaires qui se basent sur les avant-contrats signés entre mai et juillet derniers. Pour les maisons, une hausse de 8% (à 339.000 euros) sur un an est attendue en octobre contre +7,2% (6760 euros le m²) pour les appartements. Une première depuis 13 ans.

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Le regain d’intérêt des Français pour les logements plus grands n’est pas surprenant en soi. Confinés pendant deux mois, la plupart ont ressenti le besoin de s’agrandir et/ou de bénéficier d’espaces extérieurs (balcons, terrasses, jardins…). «Les Français veulent de l’espace et de la verdure», souligne Thierry Delesalle qui ne s’attendait pas à ce que les prix des maisons flambent plus que les appartements.

Cette évolution inédite, qui reste à confirmer, s’explique par un autre phénomène un peu plus installé celui-là: les Parisiens franchissent plus volontiers le périphérique pour aller s’installer en région parisienne. «La barrière du périphérique s’estompe de plus en plus et va s’atténuer dans l’esprit des gens», décrypte Me Marc Friedrich, notaire à Levallois-Perret (92) qui pense que «la proche banlieue peut devenir la locomotive du marché immobilier francilien».

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En attendant, les prix augmentent plus vite en banlieue qu’à Paris. Une autre première, depuis 2006 cette fois-ci. Confirmation en chiffres: les promesses de vente déjà signées montrent que d’ici octobre, les prix ne grimperont «que» de 6,6% dans la capitale sur un an contre environ +9% en Petite Couronne (appartements comme maisons) et +7,6% pour les maisons en Grande Couronne. Seules les maisons dans la deuxième couronne font moins bien (+6,1%). Mais, à ce rythme-là, ce ne sera bientôt plus le cas. Les prix records de 2011 (des maisons en Grande Couronne) ont ainsi été dépassés partout sauf en Seine-et-Marne. «C’est le marché post-confinement», estime de son côté Élodie Frémont, notaire à Paris.

Ce marché attire non seulement les Parisiens qui souhaitent s’offrir une résidence principale plus spacieuse mais aussi les acquéreurs de résidence secondaire, Français beaucoup et étrangers un peu, notamment les Portugais. «C’est plus qu’une résidence secondaire pour eux, c’est presque un second lieu de vie, proche de Paris, d’une gare et avec une bonne connexion Wifi. Avec le développement du télétravail, je les imagine, dans le futur, l’occuper la moitié de leur temps», imagine Élodie Frémont.

Reste à savoir si ces flambées des prix seront toujours d’actualité au second semestre avec l’envolée du chômage et les licenciements et les faillites qui iront avec. «Si le chômage explose, le marché immobilier sera forcément impacté et ne pourra pas échapper à un marasme économique», prévient Thierry Delesalle. Et d’assurer: «Pour l’instant, nous ne constatons pas de retournement du marché».





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