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Finance

L’érosion de l’emploi se poursuit dans la banque



Pas un raz de marée, mais une érosion continue. Depuis une dizaine d’années, l’emploi se tasse dans le secteur bancaire, et l’année 2019 n’y fait pas exception. Selon des chiffres publiés jeudi par l’association française des banques (AFB), l’effectif total des banques était en France de 360.000 salariés à fin 2019, soit le même niveau qu’en 2004. En 2012, l’effectif s’élevait encore à 377.000 personnes.

Sur un périmètre plus restreint (l’AFB recouvre uniquement les banques dites « commerciales » et non les mutualistes, soit 191.600 personnes à fin 2019), l’emploi s’est ainsi tassé de 1,6 %, le repli le plus significatif depuis 2013 (marqué par une chute de 2,5 % des effectifs).

Cette baisse tendancielle « correspond à des gains de productivité qui se poursuivent dans les banques », a expliqué Maya Atig, la directrice générale de la Fédération bancaire française (ABF + les mutualistes) en présentant ces chiffres. « Mais si certains articles parlaient il y a quelques années de « sidérurgie », on voit qu’il ne s’agit que d’une érosion tendancielle », poursuit-elle.

Des départs gérés sans heurt

Ces chiffres interviennent alors que la crise du coronavirus fait craindre une flambée du chômage , dans les secteurs les plus directement touchés, comme le tourisme, le transport ou l’habillement, voire dans la banque si le ralentissement de l’économie. « Les banques gèrent l’emploi dans le long terme », répond Maya Atig, pour qui « il faut attendre avant de tirer des conséquences qualitatives ou quantitatives sur l’emploi ».

Il faut dire que jusqu’à présent, les banques sont parvenues à gérer sans heurt majeur la réduction de ses effectifs et la transformation de ses métiers. La pyramide des âges permet encore de diminuer les effectifs par des simples départs à la retraite, non systématiquement remplacés.

En 2019, un départ de CDI sur cinq dans le secteur a ainsi correspondu à un départ à la retraite. Mais cet effet âge tend tout de même à s’émousser. Au sein des départs de CDI, la part des plus de 45 – qui représentait encore 45 % en 2017 – tourne désormais autour de 36 %. Au total, le secteur (périmètre AFB), a connu 23.600 départs l’an dernier.

Dans le même temps, il y a eu 21.600 embauches (périmètre AFB), et 44.000 pour l’ensemble du secteur, un niveau relativement stable ces dernières années, et qui n’inclut pas les alternants .

Si le secteur reste, en masse, un employeur important, c’est notamment en raison de la « forte intensité et de la proximité relationnelle », propre au métier, insiste le secteur. Ainsi les recrutements en agence constituent à peu près la moitié des recrutements. L’informatique et la conformité restent aussi des fonctions très recherchées par les banques.



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