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Economie

Les acteurs du commerce «accueillent favorablement» l’idée d’un report du Black Friday


Un éventuel report du Black Friday se précise. Défendue par le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, mercredi au Sénat, l’idée selon laquelle cette opération promotionnelle phare, à quelques semaines de Noël, devrait être repoussée, reçoit le soutien d’acteurs importants du commerce en France.

À VOIR AUSSI – Bruno Le Maire appelle les acteurs économiques à décaler le «Black Friday»

Une réunion s’est déroulée ce matin à Bercy. Elle rassemblait notamment les acteurs de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD), de l’Alliance du commerce et la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (FEVAD). «Dans un esprit de responsabilité et afin de favoriser l’ouverture des magasins le plus rapidement et dans les meilleures conditions, les acteurs de la grande distribution, du commerce et du commerce en ligne accueillent favorablement» la possibilité d’un décalage d’une semaine des opérations Black Friday, au 4 décembre, donc, écrit le ministère dans un communiqué signé avec les organisations participantes et diffusé à l’issue de la réunion. À une condition cependant : ce décalage ne pourra avoir lieu que «sous réserve d’une réouverture des commerces d’ici là», pour que chacun puisse y participer et s’y préparer.

«Un tel report vise à garantir une réouverture des commerces en France dans des conditions de sécurité sanitaire maximale», se justifient les auteurs du communiqué. Ces professionnels «vont étudier aujourd’hui avec les pouvoirs publics et avec l’ensemble de la chaîne de production et de transport les conditions à remplir pour parvenir à cet objectif». Une nouvelle réunion doit avoir lieu ce vendredi à 15h, afin de «finaliser un accord», une semaine avant le Black Friday, précise le ministère.

La position d’Amazon sera scrutée de près

Plusieurs acteurs s’étaient d’ores et déjà prononcés pour un report. Dans un message posté sur Twitter, le président du rassemblement Leclerc, Michel-Édouard Leclerc, a expliqué que «proposition [était] faite de pouvoir ouvrir les magasins le 28 novembre, en contrepartie d’un report des opérations prévues pour Black Friday. Les adhérents E.Leclerc se rallieront à une démarche collective qui irait dans ce sens», a écrit l’homme d’affaires. Dans le même temps, le groupe Carrefour a déclaré à l’agence Reuters qu’il acceptait de suspendre ses opérations liées au Black Friday du 27 au 29 novembre.

Dans un communiqué commun transmis mercredi soir, le Conseil national des centres commerciaux (CNCC), la Confédération des commerçants de France (CDF), la Fédération Nationale des Centres-Villes «Vitrines de France» (FNCV), la Fédération Française des Associations de Commerçants (FFAC) et les Commerçants et Artisans des Métropoles de France (CAMF) saluaient de leur côté les mots de Bruno Le Maire. «Le report du Black Friday […] est une première avancée dans la réparation de ces injustices structurelles que nous n’avons de cesse de dénoncer», se félicitaient les professionnels. Ils campaient toutefois sur leur position en demandant une réouverture des commerces le 27 novembre, leur «priorité absolue».

La position d’Amazon, leader mondial du commerce en ligne, sera scrutée de près dans ce dossier. Interrogé par Le Figaro, Amazon France temporise, ce jeudi. L’entreprise explique «prendre note» des propos tenus par le ministre la veille. «Comme depuis le début de l’épidémie, nous tenons compte de l’évolution du contexte sanitaire», déclare le groupe, ajoutant qu’il prendra «position en conséquence le moment venu».

Un report pour éviter les cohues dans les magasins

Pour l’exécutif, le report du Black Friday se justifie par des raisons liées à l’épidémie : Bercy soulignait, mercredi, qu’il n’était «pas opportun» qu’une opération promotionnelle de cette envergure se tienne entre le 27 et le 29 novembre, «compte tenu de la situation sanitaire». Ce report permettrait d’éviter «une cohue monstre dans les magasins», à l’heure où l’exécutif tente de reprendre la main sur l’épidémie, confirmait une source gouvernementale. Les autorités craignent de voir des foules se rassembler dans les magasins, alors que l’écrasante majorité des ventes liées au Black Friday (85%, soit 5 milliards d’euros) sont réalisées «en physique», dans les magasins, contre 15% seulement «via les plateformes» en ligne, selon le ministère de l’Économie.

À VOIR AUSSI – Les Français soutiennent-ils vraiment les petits commerçants ?



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