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Finance

Les banques britanniques tentées de normaliser le télétravail



Publié le 3 avr. 2021 à 12:06

Alors que le mot d’ordre « stay at home » du gouvernement ne sera levé en Angleterre qu’au terme du déconfinement par étapes qui doit s’achever le 21 juin, les banques britanniques sont déjà tentées de pérenniser le télétravail pour l’après-pandémie.

Deux établissements viennent coup sur coup d’annoncer des mesures en ce sens. Nationwide, le deuxième fournisseur britannique de prêts immobiliers, a informé fin mars ses 13.000 employés qu’ils pourraient désormais travailler de n’importe où dans le pays.

L’établissement de crédit ne renouvellera pas le bail de trois de ses bureaux à Swindon, la ville du sud-ouest de l’Angleterre où sont implantés son siège et plusieurs de ses pôles régionaux. Et s’il continue d’investir dans des bureaux, c’est surtout pour y installer plus d’espaces de collaboration, et moins de salles de réunion.

Pour montrer l’exemple, le directeur général, Joe Garner, a lui-même annoncé qu’il comptait désormais passer un à deux jours par semaine en télétravail. Il faut dire que sur les plus de 8.500 personnes ayant répondu à une récente enquête interne sur le sujet, seuls 6 % ont exprimé le souhait de retourner au bureau tous les jours.

Et que plus de 4.500 ont au contraire indiqué qu’ils souhaitaient à l’avenir passer cinq jours par semaine à travailler depuis chez eux !

Une « app » pour réserver des places assises

La filiale britannique de la banque espagnole Santander a de son côté annoncé la fermeture de quatre de ses bureaux (à Newcastle, Londres, Manchester et Bootle), et le déplacement de son siège de Londres à Milton Keynes, où elle est en train d’investir 150 millions de livres dans un nouveau campus.

Elle a précisé qu’elle proposerait une nouvelle organisation aux 5.000 employés concernés par ces fermetures, combinant le télétravail avec un accès à des espaces de collaboration.

HSBC, Barclays et Lloyds ont elles aussi prévenu qu’elles comptaient réduire la taille de leurs bureaux, tandis que NatWest continue de réduire le nombre de ses immeubles à Londres (de quinze autrefois, elle devrait tomber à deux après en avoir fermé trois pendant la pandémie).

HSBC a indiqué qu’elle ne renouvellerait pas certains baux lorsqu’ils arriveraient à échéance, afin de réduire ses surfaces de bureau de 40 % sur le long terme. Selon la banque, 85 % de ses employés sont en effet désormais capables de travailler depuis chez eux.

Petites baisses de productivité

Lloyds a, selon le « Guardian », pérennisé à temps plein, en télétravail, 700 collaborateurs de ses agences pour assurer le service clients depuis chez eux. Quant à NatWest, où 71 % des employés veulent à l’avenir travailler en partie depuis chez eux, elle développe une « app » qui devrait permettre après l’été à ses employés de réserver des places assises lorsqu’ils voudront venir au bureau.

Même si la direction doit encore trancher, seuls ceux qui ont de bonnes raisons devraient y retourner à hauteur de cinq jours par semaine. Mais ceux qui souhaitent passer en télétravail à 100 % devraient y être autorisés. Et la solution par défaut devrait être plutôt de 1 à 3 jours passés au bureau.

D’autres établissements se sont montrés plus réservés sur le télétravail. A l’instar de la banque américaine JP Morgan. Tout en s’attendant à voir 30 % de ses 257.000 employés dans le monde travailler désormais au moins à temps partiel depuis chez eux, l’établissement, qui emploie 19.000 personnes au Royaume-Uni, s’est notamment inquiété du moindre encadrement de ses collaborateurs les plus jeunes, et remarqué de légères baisses de productivité les lundis et les vendredis.



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