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Finance

Les Bourses européennes accélèrent, portées par les espoirs de redémarrage économique



Banques centrales et déconfinement font planer un sentiment d’euphorie sur les Places européennes. Le rebond boursier a encore pris de l’ampleur la semaine dernière. A Paris, le CAC 40 a clôturé à 5.197,79 points, vendredi, son plus haut niveau depuis le 6 mars. En hausse hebdomadaire de 10,70 %, l’indice parisien a quasiment doublé sa progression de la semaine précédente (+5,64 %), laquelle était déjà beaucoup plus vigoureuse que celle d’avant (+ 3,90 %).

Espoirs de reprise

La rapidité de la hausse fait écho à la brutalité de la chute provoquée par l’expansion de la pandémie de Covid-19 en février mars. Jamais, depuis décembre 2011, le CAC 40 n’avait grimpé à une telle allure en une seule semaine. Le mouvement est généralisé. L’EuroStoxx 50 a gagné 10,95 %, le Dax allemand 10,88 % et le Footsie britannique 6,7 %.

A l’exception de la séance de jeudi marquée par des prises de bénéfices, les places européennes ont été portées toute la semaine par les espoirs de reprise économique et par le soutien massif de la Banque centrale européenne. Celle-ci a augmenté son programme d’achat d’urgence pandémie (PEPP) de 600 milliards d’euros, le portant à 1.350 milliards d’euros, l’a prolongé « au moins jusqu’en juin 2021 », et a laissé entendre qu’elle pourrait en faire plus.

Le Nasdaq de retour à son plus haut niveau historique

Le mouvement est généralisé. A Wall Street, le rapport sur l’emploi a très positivement surpris vendredi. 2,5 millions d’emplois ont été créés en mai, alors que les économistes de marché – qui ne s’étaient jamais autant trompés – attendaient en moyenne huit millions de suppressions de postes. L’économie américaine se redresserait-elle plus vite que prévu ? Le Dow Jones et le S & P 500 ont terminé la séance en nette hausse de 3,15 % et 2,62 %, tandis que le Nasdaq Composite, en progression de 2,06 %, a clôturé à 9.814,08 points après avoir franchi en séance son plus haut historique de février dernier.

Depuis le creux de fin mars, les bourses européennes restent à la traîne par rapport à Wall Street. Alors que la performance du Nasdaq depuis le début de l’année est redevenue positive, et que le S & P ne perd plus que 1 %, l’EuroStoxx 50 est toujours dans le rouge de près de 10 % et le CAC 40 de 13 %. Mais depuis le milieu du mois de mai, les indices européens ont commencé à combler leur retard.

« En avril, les investisseurs n’avaient aucune visibilité sur l’évolution de la crise sanitaire et ils ont commencé par revenir sur les valeurs de croissance et de qualité, et en particulier sur les entreprises technologiques, peu touchées, voire avantagées, par le confinement généralisé », explique Benjamin Melman, directeur de l’investissement d’Edmond de Rothschild Asset Management. De quoi mécaniquement avantager Wall Street , où les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) représentent environ 20 % du S & P 500.

La revanche des valeurs décotées

« Mais depuis mi-mai, les incertitudes les plus pesantes, notamment sur le risque de crise financière, la capacité de l’Italie à se financer ou le pétrole, se sont atténuées et l’on assiste à un retour en grâce des titres les plus décotés, dits « value » » Or, justement, les valeurs sensibles au cycle économique, par exemple dans les secteurs industriels et bancaires, pèsent lourd dans les indices européens.

« Les rebonds alimentés par le facteur « value », comme ce que l’on constate depuis deux ou trois semaines, sont assez rares, mais ils sont souvent très violents. » Certaines valeurs massacrées du CAC 40 ont pris 30 à 50 % en deux semaines. Unibail-Rodamco a même regagné plus de 70 %, Renault et Airbus environ 50 % et Safran 35 %.



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