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Finance

Les chiffres fous de Revolut, la néobanque britannique qui affole la City



Publié le 15 juil. 2021 à 19:43

Une fois de plus, Revolut frappe fort. Après une levée de fonds record en 2020 , la néobanque britannique, vient de boucler ce jeudi une nouvelle levée de fonds de 800 millions de dollars. Ce qui vaut à la fintech une valorisation vertigineuse – multipliée par 6 – de 33 milliards de dollars , dépassant certains établissements historiques de La City.

En quelques années, le groupe, qui propose des services financiers et bancaires à bas coût, est devenu incontournable dans le monde de la finance, enregistrant une croissance spectaculaire. Un succès au prix de pertes record, qui ont doublé en 2020. Voici les chiffres fous de cette néobanque, désormais considérée comme la plus importante fintech du Royaume-Uni, et qui aspire à être cotée en Bourse.

· 3 ans

C’est le nombre d’années qu’il a fallu à la start-up pour devenir la première licorne britannique dans le domaine bancaire. Un statut que la startup, cofondée en 2015 à Londres par le développeur Vladyslav Yatsenko et par Nikolay Storonsky, un ancien trader de Credit Suisse, obtient en avril 2018. Elle est alors valorisée à 1,7 milliard de dollars suite à une levée de fonds.

Revolut, qui aime se comparer à un « Amazon de la banque » a proposé dans un premier temps des services financiers gratuits à ses utilisateurs. Aujourd’hui, la fintech compte plus de 2.000 salariés, et a développé ses activités : transfert d’argent instantané, paiement multidevises et, plus récemment, achat et vente de cryptomonnaies, trading, assurances (notamment pour les voyages) Certaines sont désormais payantes, mais à un tarif toujours beaucoup plus bas que les banques traditionnelles.

· 2,99 euros par mois

La crise du Covid n’a pas épargné le secteur des néobanques fondées sur la gratuité. Avec les confinements successifs en Europe, Revolut a subi une chute drastique des transactions. La fintech a réagi, en lançant, en décembre 2020, une offre payante, Revolut Plus, à 2,99 euros par mois. Cette nouvelle proposition est venue s’ajouter aux deux déjà existantes, facturées 7,99 euros et 13,99 euros par mois.

Grâce à ces offres, la proportion de clients passant à des abonnements payants est montée de 11 à 14 %. Pour diversifier ses revenus, la néobanque s’est également lancée en décembre dernier dans le juteux secteur du paiement en mettant à disposition de ses clients professionnels une solution pour réaliser leurs transactions.

· 15 millions de clients

Revolut affirme en 2021 désormais 15 millions de clients personnels et 500.000 entreprises utilisant ses produits, qui comprennent des comptes bancaires, des transferts d’argent internationaux, des échanges de cryptomonnaies et d’actions, ainsi que des outils de paiement de factures et de budgétisation.

· Valorisation multipliée par 6

En à peine un an, la valorisation de Revolut a donc été multipliée par 6, en passant de 5,5 milliards de dollars à 33 milliards. Sa précédente valorisation, en février 2020, était marquée par la plus grosse levée de fonds dans la fintech européenne, alors chiffrée à 500 millions de dollars.

Les fonds récoltés (800 millions de dollars) doivent permettre au groupe de continuer à financer ses projets de croissance, que ce soit dans les transferts d’argent, l’épargne, l’assurance ou la gestion de fortune. Ils vont l’aider en outre à s’étendre aux Etats-Unis et à faire son entrée en Inde et sur d’autres marchés internationaux.

· 168 millions de pertes

Comme ses concurrents, Revolut est confronté à un problème de rentabilité, en raison de son modèle économique. En 2020, la néobanque a vu ses revenus ajustés grimper de 57 % en 2020 pour atteindre 261 millions de livres sterling (304 millions d’euros). Une hausse équivalente, en pourcentage, à celle de ses pertes : en 2020, elle a en effet perdu 168 millions de livres (196 millions d’euros), après 107 millions en 2019 .

Ces pertes « reflètent la poursuite des investissements », assume Revolut. Des investissements qui lui permettent notamment de continuer à gagner de nouveaux clients.



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