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Economie

Les commerçants des stations balnéaires plutôt satisfaits de leur mois de juillet


L’épidémie de coronavirus aurait pu avoir raison des vacances des Français. Il n’en est rien. Malgré un virus toujours actif sur le territoire, les touristes sont globalement au rendez-vous dans les stations balnéaires. Pour les petits commerçants, voilà de quoi sauver tout ou partie d’une saison qui s’annonçait catastrophique.

C’est le cas à Deauville, en Normandie, qui a vu sa fréquentation gonfler à partir du week-end du 14 juillet. «Ma clientèle est très parisienne, et consomme plus que l’an dernier. Les ventes sur le mois de juillet sont d’ailleurs en légère progression et je suis plutôt optimiste pour le mois d’août», témoigne la gérante de la boutique d’accessoires de mode et de petite maroquinerie Lollipops. Même ressenti dans la boutique d’objets de décoration haut de gamme Platinium : «Le mois de juillet a été très bon, mieux que l’an dernier. Les Belges sont notamment au rendez-vous et achètent. Même si depuis le week-end dernier, on sent davantage une crainte liée au virus.» Mais pas de quoi freiner les clients. «Les gens consomment. Ils n’ont pas de peur du virus si le protocole sanitaire est en place», rapporte le responsable de la boutique Lacoste qui assure avoir réalisé en juillet un chiffre d’affaires «pratiquement comparable» à celui de l’an dernier.

À l’autre bout de la France, sur la Côte d’Azur, à Saint-Tropez, les commerçants sont là aussi plutôt satisfaits de ce début d’été sous coronavirus. «La saison est acceptable. On ne fait pas de records de chiffres d’affaires. Mais je m’attendais à pire», glisse Pascal Bonnet, président de l’association des commerçants et acteurs économiques de Saint-Tropez. Sur le littoral Atlantique, la saison a également plutôt bien démarré pour les commerçants de Saint-Jean-de-Luz. «C’est mieux que ce que l’on imaginait», confirme Lætitia Cartier, manager de centre-ville. Même si pour les commerces d’habillement et d’accessoires, la situation est «plus compliquée» que pour les restaurants et commerces de bouche qui «travaillent bien».

Une clientèle de proximité

Ces chics stations balnéaires bénéficient d’une clientèle française et plutôt locale, issue des grands bassins de vie voisins. Néanmoins, l’absence des touristes étrangers se fait parfois sentir. «Dans les établissements haut de gamme, la clientèle étrangère, avec plus de pouvoir d’achat, manque un peu», souligne Lætitia Cartier. Globalement, les effectifs de touristes étrangers ont chuté cet été de 50 à 80%, selon les lieux de villégiature, souligne Didier Arino, directeur général associé de Protourisme, cabinet spécialisé dans les études et le conseil. «Pour les stations du littoral qui dépendent très fortement de cette clientèle étrangère qui vient en avion, comme à Nice, c’est compliqué. En juillet, la Corse a souffert aussi. À l’inverse, la Bretagne fait le plein, grâce à une clientèle très franco-française».

Toutefois, même dans les stations les plus fréquentées, pour les commerçants l’activité reste très inégale d’un jour à l’autre. «Il y a du monde le week-end mais pas la semaine», témoigne un autre commerçant de Deauville qui tient un magasin de vêtements. Attentifs à la météo et à la situation sanitaire, les vacanciers privilégient les courts séjours, les week-ends ou les excursions à la journée. «Beaucoup de Français passent leurs vacances à la maison. Ceux qui habitent Rennes, Nîmes, Nantes, dans des villes proches du littoral vont à la plage à la journée», explique Didier Arino. Une situation qui ne fait pas les affaires des campings et hôtels, qui doivent composer avec des réservations de dernière minute. Le taux d’occupation de l’hébergement touristique a baissé en moyenne 15 à 20%, selon Protourisme.

Restaurateurs et commerces de bouche dans ces zones balnéaires s’en sortent globalement mieux. «Il y a du monde dans les stations pour la vente à emporter, les métiers de bouche, les restaurants. On a en effet constaté une très forte utilisation des maisons familiales sur le littoral avec 25% d’offres en moins sur les marchés des plateformes de location», ajoute Didier Arino. Mais jusqu’à quand ? Le mois d’août s’annonce plus incertain, alors que le virus circule davantage et que les restrictions se multiplient, notamment en zones balnéaires. À Quiberon (Morbihan), les plages, parcs et jardins sont interdits la nuit. Aux Sables-d’Olonne (Vendée), le maire de la commune a décidé de fermer les plages de la station trois heures par jour.



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