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Economie

Les commerçants s’activent pour la réouverture


Les commerces et rayons «non-essentiels» se préparent à accueillir les clients à partir du 19 mai.

Impatients mais prudents. Les commerces et rayons «non-essentiels» se préparent à rouvrir le 19 mai. Sauf changement de calendrier en fonction des conditions sanitaires, cette date donne aux commerçants une «visibilité» bienvenue, qui va dans le sens de leur demande : «rouvrir en même temps pour l’ensemble des commerces quelle que soit leur taille ou leur lieu d’implantation», ont rappelé plusieurs fédérations de commerces, dans un communiqué transmis le 30 avril.

Si le redémarrage s’avère plus simple que pour les bars et restaurants fermés depuis sept mois, à deux semaines du lever de rideaux prévu, quelques préparatifs s’imposent. Pour les petits commerces, fermés depuis le 3 avril, deux ou trois jours suffiront pour nettoyer et refaire la vitrine. Commerçante d’une boutique de prêt-à-porter dans le centre-ville de Laval (Pays-de-la-Loire), Marie-Bernard attend avec impatience de recevoir ses clientes. Pour elle pas de problème de gestion de stock : «j’avais déjà reçu ma collection de vêtements d’été qui est en place».

« On a des pulls dont on ne sait pas quoi faire et qui seront un peu difficile à vendre fin mai. »

Sophie, gérante d’une boutique de vêtements à Lille.

À Lille, en revanche, où les commerces non-essentiels ont fermé dès la mi-mars, la préparation prend plus de temps. «Quand on a fermé en mars, on avait la collection présaison, avec des pulls dont on ne sait pas quoi faire et qui seront un peu difficiles à vendre fin mai», glisse Sophie, gérante d’une boutique de vêtements pour femmes dans le Vieux-Lille, qui s’attelle déjà à refaire tout son magasin avec la collection d’été commandée avant et reçue pendant le confinement.

Dans les magasins des centres commerciaux et grands magasins de plus de 20.000 m2, fermés depuis le 31 janvier, ça s’active aussi. Ménage, mise en ordre…«Les commerçants se préparent avec impatience à recevoir les clients. Les niveaux de stocks sont variables. Dans le textile surtout, certains vont se retrouver avec des stocks importants. On s’attend à des situations disparates», explique Vincent Ravat, directeur général de Mercialys.

La période des soldes en débat

Comment éviter que certains commerçants se retrouvent avec des stocks importants marchandises sur les bras ? Pour l’instant, la date des soldes, opération de promotion qui permet aux commerçants de vider leurs stocks, est fixée au 23 juin. Une opération promotionnelle attendue par les enseignes, notamment dans le secteur du textile où la question des surplus se pose. «Il faudra être capable de gérer du déstockage», avertit Emmanuel Le Roch, délégué général de la Fédération du commerce spécialisé Procos.

De son côté, la Confédération des commerçants, ne souhaite pas que les soldes arrivent trop tôt. «Il ne faut pas rouvrir sur des soldes anticipées. Ça serait une catastrophe économique. Il faut donner envie aux consommateurs de faire leurs achats dans les magasins physiques, en les incitant autrement», estime Francis Palombi, président de la Confédération des commerçants de France, qui représente des commerces de détail indépendants. Le gouvernement a prévenu qu’une décision serait prise sur la date et la durée des soldes d’été «dans les quinze jours».

Le maintient des aides

D’une façon ou d’une autre, les commerçants, petits et grands, indépendants, ou franchisés, échaudés par les fermetures séquencées, comptent sur les pouvoirs publics pour que les mesures de soutien économique soient prolongées durant cette période de reprise. «Tous ces commerçants ont besoin de trésorerie. Bien sûr il y a des aides de l’État. On va être vigilant sur le fait qu’elles soient là, proportionnelles à la réouverture à mi-mois, avec un arrêt progressif du soutien», déclare William Koeberlé président du Conseil du Commerce de France (CdCF), association de 30 grandes fédérations de commerçants.

Toutefois, les commerçants ont confiance : les consommateurs devraient être au rendez-vous. «Il y aura sûrement moins de clients qui viendront pour flâner, mais ils achèteront», anticipe Emmanuel Le Roch. Même amputé de moitié, (et sans le week-end de l’Ascension), le mois de mai reste un mois important pour l’activité des commerces. Il représente jusqu’à 20% de l’activité de certains secteurs. «C’est une bonne période pour achats de textiles, de chaussures, souligne encore le délégué général de Procos. La fête des mères arrive. Bijouteries et parfumeries devraient bien travailler.»



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