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Economie

Les coulisses de la vente d’un hôtel particulier parisien au roi du Maroc


Le réseau immobilier Belles demeures de France mandaté un temps par la famille royale saoudienne pour vendre cet hôtel de 1600 m² habitables au pied de la Tour Eiffel livre au Figaro des précisions sur la transaction.

«Unique» et «royal». C’est ainsi qu’est qualifié un hôtel particulier parisien situé au pied de la Tour Eiffel, sur le Champ-de-Mars (7e arrondissement de Paris). Le mot «royal» n’a pas été choisi par hasard: l’hôtel appartenait, depuis 1988, à un membre de la famille royale d’Arabie saoudite, le prince Khaled ben Sultan ben Abdelaziz al-Saoud, ancien vice-ministre de la Défense et fils de l’ancien prince héritier.

Et c’est le roi du Maroc Mohammed VI, via la société DSCI Deschanel dont il est actionnaire à 99,9%, qui l’a acquis, a annoncé au Figaro le réseau Belles demeures de France (Christie’s International Real Estate), confirmant une information du site d’informations Africa Intelligence. «Il y a plusieurs années, nous avons été mandatés par des représentants de la famille royale saoudienne pour vendre cet hôtel particulier à Paris, affirme Marie-Hélène Lundgreen, la directrice de Belles demeures de France, spécialiste de l’immobilier de luxe. Nous avons reçu de belles offres. Puis il y a deux ans, la vente a été mise en attente».

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Cet été, le secrétaire particulier de Mohammed VI et son avocat ont conclu en direct avec les représentants de la famille royale saoudienne l’acquisition de l’hôtel particulier. «Les deux parties ont préféré négocier en privé. Les négociations se seraient faites au niveau du Palais. La vente a été réalisée fin juillet et nous avons été prévenus début août», explique Marie-Hélène Lundgreen. Le père de Khaled ben Sulfan ben Abdelaziz al-Saoud, ancien ministre de la Défense, décédé il y a trois ans, possédait un palais au Maroc. Ceci explique sans doute cela.

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Quid du montant de la transaction? L’hôtel particulier serait estimé à 80 millions d’euros mais cette experte du marché immobilier du luxe pense qu’il a été vendu plus cher. «Le montant n’est pas encore connu mais je peux vous dire que, durant notre mandat, nous avons reçu des offres avoisinant les prix parus dans la presse, mais elles ont été refusées», indique Marie-Hélène Lundgreen.

Par ailleurs, l’hôtel s’étendrait sur plus de 1000 m², surface évoquée dans la presse pour cette transaction. Mais là encore, le réseau Belles Demeures de France s’inscrit en faux: la surface de cet hôtel particulier s’élève à 1600 m² habitables et 1400 m² de surfaces annexes (sous-sol, parking, terrasse, locaux techniques…). Ce qui équivaudrait à un prix au m² d’environ 50.000 euros voire plus si l’hôtel a été vendu plus de 80 millions d’euros. Des tarifs plus crédibles que les 80.000 euros/m² que l’on obtient pour une vente de 1000 m², même pour un bien exceptionnel par son adresse, sa vue et son état.

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Construit en 1912, l’hôtel dispose d’une dizaine de chambres, de 3 niveaux d’une surface d’environ 500 m² chacun – avec un penthouse au dernier étage. Sans compter une salle de jeux, une piscine, un spa, une salle de réunion, un salon de coiffure, un jardin de 300 m² et bien sûr une terrasse de 229 m² avec une vue imprenable sur tout Paris.

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