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Finance

Les Etats-Unis veulent durcir l’accès des sociétés chinoises à Wall Street



Les entreprises chinoises ne sont plus les bienvenues à Wall Street. Le Nasdaq et le Sénat américain ont en effet tous deux manoeuvré, durant cette semaine, pour leur imposer des règles plus contraignantes.

A l’origine de cette hostilité soudaine, les préoccupations concernant le manque de transparence comptable de certains des candidats chinois à l’introduction en Bourse. C’est la conséquence directe du scandale financier Luckin Coffee, le concurrent direct chinois de Starbucks , qui a d’ailleurs reçu de la part du Nasdaq un avis de radiation. Début avril, cette start-up, qui a levé plus de 500 millions de dollars en mai 2019, a admis que son directeur des opérations avait trafiqué les chiffres des ventes. Le titre, qui a perdu 90 % de sa valeur en bourse entre fin mars et début avril, a repris sa cotation ce mercredi. 

Mardi, le Nasdaq a décidé de durcir les règles pour les introductions en Bourse des petites sociétés chinoises. Il a ainsi proposé au gendarme boursier américain d’imposer à celles-ci qu’elles lèvent plus de 25 millions de dollars lors de leur IPO ou, à défaut, au moins un quart de leur capitalisation boursière après la cotation.

Fixation d’une valeur minimale, une première sur le Nasdaq

C’est la première fois que le Nasdaq fixe une valeur minimale pour la taille des introductions en Bourse. Ce changement aurait empêché plusieurs sociétés chinoises actuellement cotées d’entrer au Nasdaq. Environ un quart des 59 entreprises chinoises qui ont fait leurs premiers pas sur ce marché depuis 2016 ont levé moins de 25 millions de dollars. 

En plus de ces contraintes financières, l’opérateur boursier souhaiterait aussi imposer que les entreprises comptent dans leurs équipes des dirigeants ayant travaillé avant pour des entreprises cotées aux Etats-Unis ou emploient un conseiller spécial pour donner le change sur les règles transparence et de contrôle financier en vigueur aux Etats-Unis.

Non détenues par un gouvernement étranger

De son côté, le Sénat américain a fait voter mercredi une loi qui, si elle est approuvée par la Chambre des représentants, obligera les entreprises chinoises à établir qu’elles ne sont pas détenues ou contrôlées par un gouvernement étranger.

Elle permettra aussi à la SEC, le gendarme boursier américain, de refuser la cotation à une entreprise qui n’aurait pas été préalablement contrôlée par le PCAOB (Public Company Accounting Board), un organisme créé par la loi Sarbanes-Oxley en 2002 supervisant les audits financiers des entreprises cotées. Cette étape est obligatoire pour les sociétés américaines, mais la plupart des entreprises chinoises refusent de s’y soumettre.

Mercredi, Alibaba, Baidu, JD.com ou Sohu ont soudainement décroché à l’annonce du résultat du vote du Sénat. Déjà, Baidu, l’entreprise internet chinoise, a annoncé réfléchir à sortir de la Bourse de New York.

D’après la Commission d’examen économique et de sécurité américano-chinoise (US China Economic and Security Review Commission), plus de 600 entreprises chinoises étaient cotées aux Etats-Unis en 2019, dont Alibaba, Baidu ou encore JD.com. Ces nouvelles règles ne risquent pas d’améliorer les relations entre les Etats-Unis et la Chine, particulièrement tendues en matière de commerce, de technologie et de propagation du nouveau coronavirus. 

SK Biopharmaceuticals, plus grosse IPO depuis trois ans en Corée du Sud

L’introduction en Bourse de SK Biopharmaceuticals Corp est prévue pour le mois de juin. Sa maison mère, le conglomérat SK Corp, entend lever près de 800 millions de dollars. Depuis avril, les investisseurs ont renoué avec l’optimisme, alors que la Bourse se redresse avec le coronavirus largement contenu dans le monde. Le nombre des sociétés à petite capitalisation ayant soumis des demandes préliminaires d’IPO a nettement augmenté. 



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