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Economie

les Français croient de moins en moins à une baisse des prix


Bien qu’ils intensifient leurs recherches, plus d’un tiers des Français ont prévu de reporter voire d’annuler leur projet immobilier.

Les Français intensifient leurs recherches pour acheter un logement mais ils ne se font guère d’illusions. Les prix resteront élevés et les banques vont se montrer très exigeantes, selon le résultat d’un sondage OpinionWay pour Artemis Courtage, courtier en crédit immobilier, réalisé les 10 et 11 juin, soit un mois après la fin du confinement.

Seulement un «gros» tiers des personnes interrogées (respectivement 38%, 37% et 34%) pensent qu’avec la crise économique, les prix vont baisser dans les petites et moyennes villes, dans les grandes métropoles et dans la région parisienne. «L’idée que les prix ne diminueront pas est en train de s’enraciner dans la population française», déclare Frédéric Micheau, directeur des études d’OpinionWay. La part de 34% pour l’Ile-de-France a ainsi baissé de 6 (!) points par rapport à avril dernier, date de la précédente enquête réalisée par l’institut.

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Les jeunes de 18 à 34 ans, qui ont souvent moins de moyens que leurs aînés, sont, sans surprise, les plus nombreux à penser que les prix vont diminuer. Ainsi, les 18 à 24 ans sont entre 48% (pour la région parisienne) et 57% (pour les petites et moyennes villes) à partager cet avis. Cette génération est, ce qu’on appelle dans le jargon immobilier, des primo-accédants. Une population qui a été parmi les plus impactées par la crise. À l’inverse, les seniors, souvent propriétaires d’un ou plusieurs logements, espèrent que leur bien ne perdra pas de la valeur. Moins d’un tiers le pense.

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Conséquence de ces anticipations: ils sont tout de même 35%, parmi ceux qui ont fait des recherches immobilières, à vouloir reporter (22%) ou purement et simplement annuler leur projet (13%), à la suite du confinement. Autres raisons: ces Français ont subi une perte de revenus à cause de la crise ou n’ont tout simplement pas pu visiter de biens pendant le confinement. Ceux qui envisagent de le maintenir, au contraire, restent majoritaires (41%). Et on notera qu’un petit quart (23%) a prévu de se lancer dans un nouveau projet. «La crise n’a donc pas complètement bloqué le marché immobilier», constate Frédéric Micheau.

Reste à savoir si tous pourront le concrétiser. Ils sont 81% (part stable par rapport à avril) à penser que les banques vont être plus exigeantes et 75% (+1 point) que les taux de crédit vont augmenter. «Depuis la fin du confinement, les conditions d’octroi sont toujours aussi strictes, souligne Ludovic Huzieux, co-fondateur d’Artemis Courtage. Dès que le taux d’endettement dépasse les 33%, le refus est automatique.» Ce qui fait lui dire que «la période est étrange». «L’appétit des emprunteurs est très fort mais l’accès au crédit est plus faible». Pour estimer leurs chances d’obtenir un prêt, les Français intensifient également leurs recherches pour baisser voire suspendre leurs mensualités (respectivement +7 et + 3 points sur deux mois) ou encore renégocier l’assurance emprunteur (+5 points).





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