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Economie

Les Français sont motivés pour faire des travaux chez eux


Les agents immobiliers ont l’habitude de présenter le rêve de leurs clients comme celui d’un «logement brosse à dent», celui qui est directement habitable sans travaux où il suffit d’apporter sa trousse de toilette… Pourtant, selon un récent sondage mené par Opinionway pour Artémis courtage et le site spécialisé en architecture et rénovation hemea (ex-Travauxlib), les travaux même sérieux n’effraient pas les Français. D’après cette étude (réalisée fin mai auprès de 1004 personnes), 59% des sondés sont prêts à acheter un logement nécessitant des travaux quand il s’agit d’une résidence principale. Ce chiffre tombe à 50% pour une résidence secondaire et 48% pour un investissement immobilier.

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L’étude montre également que ce sont clairement les 25-34 ans qui sont le plus prêts à se retrousser les manches puisqu’ils sont les plus nombreux à envisager des travaux quelle que soit la catégorie de biens (jusqu’à 72% pour la résidence principale). A contrario, les 50 ans et plus ne sont que 52% à partager cette même envie. Hors résidence principale, le sondage relève également que ce sont les catégories socioprofessionnelles supérieures qui sont les plus enclines à faire des travaux ainsi que les Franciliens et globalement, les femmes un peu plus que les hommes.

Diminuer la consommation énergétique

La motivation pour réaliser ces travaux est multiple: il s’agit principalement de diminuer sa consommation d’énergie (pour 87% des Français) mais aussi de valoriser son bien (81%) sans oublier que c’est aussi un élément de sécurisation (éviter/limiter les risques de dégâts des eaux, de fuites de gaz, d’incident électrique…). Quant au budget moyen, il s’affiche à 25.095 euros, sachant que 47% des sondés l’estiment à plus de 8000 euros et que 14% des Français sont incapables d’envisager un chiffrage. Le budget culmine à 42.727 euros pour les villes moyennes (de 20.000 à 100.000 habitants).

«Ces données sont cohérentes avec ce que nous constatons chez nos clients, note Yann Depoys, COO de hemea, avec près du tiers des transactions qui débouchent sur des travaux et un budget de l’ordre de 10 à 15% de l’acquisition totale.»«Pour nous l’âge moyen est un facteur important pour lancer des travaux comme le montre l’étude mais nos budgets sont plus élevés», nuance de son côté Ludovic Huzieux, cofondateur d’Artémis courtage. Il culmine en effet à 69.000 euros en Île-de-France et tourne autour de 35.000 dans le reste du pays.

Quant au financement de ces travaux, 58% des Français envisagent d’utiliser leurs économies tandis que 25% pensent à un prêt travaux immobilier, 17% à un prêt aidé ou encore 12% à un prêt à la consommation. «Il y a souvent un jeu d’écriture comptable, précise Ludovic Huzieux. L’emprunteur a tendance à rehausser le montant de son crédit pour l’acquisition d’une partie au moins du montant prévu pour les travaux. Cela lui permet d’utiliser une partie d’apport pour financer ses travaux de manière plus souple qu’avec un prêt travaux classique.»



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