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Economie

«Les HLM contribuent à la hausse des prix immobiliers parisiens»


À Paris, 22% des logements sont des HLM (24% avec les logements sociaux financés mais pas achevés). Et Anne Hidalgo a bien l’intention d’atteindre les 25% d’ici 2025, comme l’impose la loi. Et même 30% d’ici 2030. Une politique destinée à favoriser la mixité sociale, défend la maire de Paris et son adjoint au logement Ian Brossat. Une politique qui plombe les finances de la Ville et qui fait grimper les prix de l’immobilier dans la capitale, dénonce l’opposition.

» LIRE AUSSI – À Paris, les HLM chics d’Anne Hidalgo

Pour augmenter son quota de HLM, la municipalité n’hésite pas à préempter des biens, souvent occupés par des classes moyennes, pour en faire des logements sociaux. «Ce droit de préemption rapace que vous exercez chaque année à hauteur de 150 millions d’euros, raréfie le marché, accuse Grégory Canal, premier adjoint du maire LR du 15e, lors du Conseil de Paris (voir le tweet ci-dessous). Il y a moins de biens pour les particuliers dans le parc privé». Et qui dit moins d’offres, couplée à une forte demande, dit hausse des prix de l’immobilier, argumente-t-il. «Ne vous étonnez pas que les classes moyennes ne puissent plus accéder à la propriété!», ajoute l’élu du groupe Changer pour Paris.

Paris manque de foncier

Un argument qui se défend et est d’ailleurs soutenu par certains internautes. «Ce droit de préemption t’empêche de te loger même si tu travailles dur pour te le permettre», critique l’un. «C’est pour cela que nous avons décidé de partir de Paris qui est devenu un enfer», renchérit un autre. Mais il a aussi fait bondir l’adjoint chargé du logement, d’Anne Hidalgo. «Expliquez-moi pourquoi les prix sont aussi élevés dans le 7e dans le parc privé. Ce ne sont pas les 3% de logement sociaux qui font qu’ils sont si chers», a répondu Ian Brossat, en s’adressant à Grégory Canal (voir ci-dessous). Et cet argument peut aussi s’entendre pour les arrondissements les moins chers (20e, 19e et 13e) qui sont les plus pourvus en HLM.

» LIRE AUSSI – La ministre du Logement et les HLM: faites ce que je dis, pas ce que je fais

Contacté par Le Figaro, l’élu du groupe Changer Paris reconnaît que les HLM ne sont pas les seuls coupables. L’absence de foncier dans la capitale explique aussi la cherté des prix immobiliers. «Plus de 60% du bâti a été réalisé avant 1949. C’est dire qu’il n’y a pas beaucoup de foncier. Si la mairie préempte le peu de biens disponibles, l’impact sur le marché se fait facilement ressentir», ajoute Grégory Canal qui rappelle à Anne Hidalgo l’importance de «tenir compte de la topologie de Paris dont la superficie est très ténue». C’est d’ailleurs l’argument régulièrement avancé par les maires peu enclins à construire des HLM et que la ministre du Logement Emmanuelle Wargon a pris en grippe: le taux de 25% de HLM n’est pas adapté à leur superficie. C’est d’ailleurs ce qui a valu à la candidate LREM aux élections régionales dans le Val-de-Marne (94) de se faire brocarder par le maire de Saint-Mandé (94) Julien Weil.





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