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Economie

Les livreurs et les VTC devraient élire des représentants pour la première fois


Porté par Bruno Mettling, ancien DRH d’Orange, un projet de représentation des livreurs et des VTC doit voir le jour en 2022.

Missionné par le gouvernement pour déterminer les modalités de représentations des livreurs et des VTC, l’ancien DRH d’Orange Bruno Mettling pourra bien organiser des élections de représentants, selon les informations du quotidien Les Échos .

La formule envisagée par la «task force» qui a travaillé sur la question de la représentation de ces travailleurs doit encore être confirmée par une ordonnance, prévue pour le mois d’avril. Mais en l’état, Bruno Mettling a précisé, selon Les Échos, que deux élections seraient organisées : l’une pour les livreurs, et l’autre pour les VTC. Celles-ci seront nationales et à un seul tour. Mais les votants ne choisiront pas directement des candidats, mais plutôt des sigles. «C’est exactement ce que l’on demandait, commente Jérôme Pimot, co-fondateur du Collectif des livreurs Autonomes de Paris (CLAP). En ne mettant pas une liste de candidats mais seulement des sigles, on leur évite de faire l’objet de pressions ou de lobbying.»

Les collectifs de livreurs ou de VTC pourront ainsi candidater s’ils sont en mesure de prouver leur indépendance, leur transparence financière et leur nombre d’adhérents. Ces collectifs ont joué jusqu’alors un rôle de «syndicats émergents» en représentant les travailleurs de la «gig economy», et notamment en initiant des mouvements de grève et des négociations directes avec les plateformes.

Élections en 2022

Ces élections devraient avoir lieu au premier semestre de l’année 2022 et permettre aux représentants qui seront élus de peser sur des sujets toujours brûlants pour les autoentrepreneurs des plateformes type Uber et Deliveroo. Parmi elles, la détermination du prix des courses, les conditions de travail et notamment la prise en compte des risques professionnels, comme le souligne le rapport de Jean-Yves Frouin, ancien président de la chambre sociale de la Cour de cassation, à l’origine de cette mission. Les organisations qui auront obtenu plus de 5% des suffrages à l’issue du scrutin pourront désigner des représentants pour une durée de 2 ans, relativement courte en raison de l’important renouvellement des effectifs observé au sein de la «gig economy». «La task force nous a vraiment écoutés et a su poser les bonnes questions», approuve encore Jérôme Pimot, qui juge que toutes les revendications du CLAP ont été prises en compte avec cette formule d’élections.

Les autorités gouvernementales sont de plus en plus nombreuses à chercher des moyens de réguler les plateformes de services, qui reposent pour la plupart sur le statut de travailleurs indépendants de leurs livreurs ou de leurs chauffeurs. Le 24 février, la Commission européenne a ainsi lancé une consultation avec les acteurs du secteur pour améliorer les conditions de travail de ces travailleurs. Cette consultation, qui doit durer jusqu’au 3 mars, sera suivie d’une loi européenne si la Commission estime que les garanties présentées par les plateformes ne sont pas suffisantes.



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