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Economie

Les marchés nerveux face à la menace d’une nouvelle vague de coronavirus


Les indices piquent du nez en Europe. Paris et Francfort perdent plus de 2,5%. Les banques sont une fois encore à la peine.


Les marchés renouent avec de douloureux souvenirs en ce début de semaine. À Paris, le CAC 40 cède près de 3% à une encablure des 4800 points et Francfort lâche de 2,5%.

La situation sanitaire en Europe continue d’alimenter les inquiétudes, alors que plusieurs pays imposent de nouvelles restrictions pour lutter contre les infections.

À Madrid, près de 858.000 personnes ne peuvent, depuis lundi, sortir de leur quartier que pour des raisons de première nécessité comme travailler, aller chez le médecin ou amener les enfants à l’école.

En région parisienne, où l’épidémie s’aggrave, les autorités sanitaires ont appelé à éviter les rassemblements privés de plus de 10 personnes.

Le Royaume-Uni était également particulièrement surveillé avec le risque grandissant de voir un second confinement décidé à court terme.

La prolongation de la crise sanitaire «peut nous faire craindre une reprise économique plus longue qu’anticipé. Ceci devrait accentuer la pression pesant sur Christine Lagarde pour relancer l’activité», note pour sa part Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque. La présidente de la Banque centrale européenne doit s’exprimer dans l’après-midi lors d’une réunion en ligne de l’Assemblée parlementaire franco-allemande.

Les élections présidentielles aux États-Unis, prévues dans six semaines ajoutent à la nervosité des investisseurs.

Le secteur bancaire attaqué

Le secteur bancaire, déjà fébrile vendredi, était mis à mal par une enquête internationale du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) qui montre que 2.000 milliards de dollars de transactions suspectes ont transité par les grandes banques internationales de 1999 à 2017. Société Générale, Crédit Agricole et BNP Paribas perdaient environ 6% chacune.

Iliad reculait de 1,57% à 166,35 euros après avoir lancé une offre publique d’achat sur Play, opérateur de téléphonie mobile polonais pour «environ 2,2 milliards d’euros pour 100% du capital, et 3,5 milliards d’euros en valeur d’entreprise».

Airbus s’enfonçait de 2,74% à 66,69 euros. Le développement d’un avion décarboné à hydrogène constitue un «axe stratégique prioritaire» d’Airbus, qui dévoile trois concepts afin d’aboutir à un appareil en service en 2035, a indiqué son président exécutif Guillaume Faury dans un entretien au Parisien.

Suez était dans le vert (+0,58%) à 14,73 euros, Veolia perdait 1,47% à 18,49 euros et Engie 0,78% à 11,51 euros. L’ancien patron d’Engie et de Suez, Gérard Mestrallet, est opposé à l’offre «hostile» de rachat de Veolia sur le spécialiste de la gestion des déchets qui doit selon lui «rester indépendant», dans une tribune au Figaro.

Le titre du groupe hôtelier Accor chutait d’environ 8%, jour de ses adieux au CAC 40, pâtissant également de l’effet de recrudescence de la pandémie de coronavirus. Alstom qui remplace Accor dans l’indice phare parvient à limiter la casse, avec un recul d’environ 1,25%.

(Avec AFP)



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