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Economie

Les personnels hospitaliers affaiblis moralement par la crise sanitaire, détaille une étude


La santé physique et mentale des personnels hospitaliers en France est passée au peigne fin par une étude de l’Ifop.

Une étude publiée par l’Institut français d’opinion publique (IFOP) (*) dresse un portrait détaillé de la santé mentale et physique des soignants après plus d’un an de crise sanitaire.

Alors qu’ils sont au cœur de l’actualité après l’annonce d’Emmanuel Macron sur l’obligation vaccinale, les personnels hospitaliers sont moralement affaiblis: 55% des étudiants, 46% des actifs et 42% des décideurs témoignent ainsi de l’impact négatif de la crise sur leur moral. Les Français dans leur ensemble sont quant à eux 32% à se sentir affaiblis.

Les étudiants hospitaliers sont les plus affaiblis par le contexte sanitaire, moralement et physiquement

La santé physique des personnels hospitaliers montre par ailleurs de grandes disparités entre les différentes catégories mises en avant par l’étude. Les actifs hospitaliers sont ainsi 60% à s’estimer en bonne santé physique soit un niveau comparable à celui observé au sein de la population générale.

Pour les étudiants hospitaliers, la crise a eu un impact plus important et ils ne sont qu’une minorité à avoir une perception positive de leur état de santé. Seuls 45% d’entre eux jugent ainsi que leur santé physique est bonne. Les personnels hospitaliers retraités sont les moins affectés.

Des soignants plus soucieux par rapport à leur état de santé que le grand public

Les soignants apparaissent par ailleurs plus inquiets quant à l’évolution de leur état de santé depuis le début de la crise. Ainsi, les professionnels hospitaliers actifs sont 47% à être plus soucieux de leur état de santé mentale. Ils sont par ailleurs 42% à être plus inquiets pour leur santé physique depuis mars 2020. Pour les décideurs hospitaliers, ces chiffres atteignent respectivement 56% et 41%. De leur côté, seuls 28% des Français sont plus préoccupés qu’avant la crise, à la fois par leur santé mentale et par leur état psychologique.

Paradoxalement, alors qu’ils se considèrent en moins bonne santé que le reste de la profession, les étudiants sont moins touchés par ces préoccupations avec seulement 42% d’entre eux qui sont plus angoissés par leur santé psychologique depuis que le Covid-19 a submergé les hôpitaux. Ils sont également 35% à être plus anxieux pour leur santé physique.

Manque d’énergie, le stress, la difficulté à trouver le sommeil ou encore l’épuisement

Dans le domaine hospitalier, le manque d’énergie concerne 88% des étudiants, 85% des actifs et 82% des décideurs. À titre de comparaison, ce trouble concerne 65% du grand public. Le stress touche lui aussi la quasi-totalité des étudiants hospitaliers – ils sont 93% à y être confrontés.

Le manque de sommeil touche davantage les décideurs des hôpitaux de l’Hexagone qui sont 82% à l’expérimenter contre 60% pour le reste des Français. Enfin, alors que l’épuisement frappe 57% des Français, 89% des étudiants hospitaliers et 84% des actifs de la profession y sont confrontés.

Quelles solutions pour se ressourcer ?

Pour améliorer leur santé psychologique, les soignants se tournent donc vers diverses activités. Ils sont une majorité à privilégier l’exercice physique ou à passer du temps au contact de la nature. Ils sont aussi plus nombreux que le grand public à envisager de partir en vacances dans les trois prochains mois.

Enfin, les étudiants hospitaliers sont particulièrement enclins à se reposer au contact de leurs proches ou en passant du temps seuls. Ils sont ainsi plus de 80% à avoir adopté ou à envisager ces activités.

(*) Étude menée auprès de 3 718 professionnels hospitaliers du 21 au 28 juin 2021 grâce à des questionnaires auto-administrés.



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