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Economie

les prix grimpent toujours mais les ventes se tassent


La crise du Covid-19 se fait peu sentir dans les statistiques des notaires: hausse des prix de 5% et beaucoup de transactions malgré un tassement. Le deuxième trimestre sera plus significatif.

En plein essor depuis plusieurs années, le marché français du logement ancien est tombé à l’arrêt avec la crise du coronavirus. Pourtant, les premiers chiffres officiels tombés ce jeudi ne marquent encore qu’une très légère inflexion pour l’instant. Sur le premier trimestre, les prix ont progressé en moyenne de 5% par rapport à un an plus tôt, une évolution plus marquée qu’en 2019. Les ventes, elles, se sont maintenues au-dessus du seuil du million passé l’an dernier, à 1,04 million à fin mars, malgré un léger ralentissement national. En ïle-de-France, l’impact est plus fort puisque les ventes chutent de 22%.

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Où en était le marché avant ce brusque coup d’arrêt? Il était florissant: les transactions plafonnaient à un niveau jamais vu, à plus d’un million par an, et les prix ne cessaient d’augmenter chaque année, passant même les 10.000 euros le mètre carré à Paris. Désormais, «très vraisemblablement, nous n’atteindrons pas ou tout juste le chiffre de 900.000 dans le courant de l’année 2020», prévenait la semaine dernière Jean-François Humbert, président du Conseil supérieur du notariat (CSN), sur la radio Franceinfo. «Donc, en volume, cela représentera une baisse d’au moins 10%», précisait-il.

L’impact des banques

Et les prix? Il reste difficile de tirer quelque conclusion que ce soit des chiffres de ce jeudi, qui ont été arrêtés alors que la crise n’en était que dans ses premières semaines. Même avec des données plus actuelles, il sera encore trop tôt pour dresser une tendance de fond sur les prix, alors que le déconfinement début mai n’a pas mis fin à une crise économique qui s’annonce historique.

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«Les scénarios les plus pessimistes, on ne va pas s’en apercevoir tout de suite», prévient Thomas Lefebvre, directeur scientifique du site MeilleursAgents, qui rassemble des données recueillies auprès d’une bonne partie des agents français. L’attitude des banques en particulier s’annonce cruciale. À quel point limiteront-elles les prêts immobiliers alors que ces derniers étaient en plein essor depuis des années, contribuant à soutenir la demande et faire monter les prix?

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«Les derniers moments où les prix immobiliers ont baissé, c’est quand les banques resserraient le robinet de crédit», souligne Thomas Lefebvre. À court terme, il note un autre facteur susceptible de peser sur les prix. Les dernières données recueillies par son site montrent que les acquéreurs potentiels tendent désormais à évaluer les biens immobiliers de manière nettement moins chère que les vendeurs. «Avec cette divergence d’estimation des prix, on attend des négociations plus longues et plus dures, ce qui va sûrement entraîner des baisses modérées des prix sur l’ensemble du territoire», avance-t-il, sans croire pour autant que le rapport de force va s’inverser dans des zones tendues comme Paris.





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