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Economie

les professionnels de la restauration ne veulent pas contrôler les pièces d’identité


De son côté, Bruno Le Maire a indiqué que le montant de l’amende pour les restaurateurs qui ne contrôleraient pas le passeport vaccinal était «excessif».

Les restaurants, cafés et bars se préparent à grande vitesse à l’échéance du 1er août. À compter de cette date, ils devront en effet s’assurer que tous les clients qui s’assoient dans leur salle ou à leur terrasse disposent d’un passe sanitaire valide. Selon l’avant-projet de loi incorporant les nouvelles dispositions annoncées par Emmanuel Macron, qui doit être examiné ce lundi en Conseil des ministres, l’exploitant d’un lieu qui manquerait à ces obligations serait passible d’une amende allant jusqu’à 45.000 euros et d’un an de prison.

Un cadre très dissuasif sur lequel est revenu le ministre de l’Économie et des Finances, ce lundi matin. «Il faut toujours des sanctions quand il y a des règles, mais elles doivent être proportionnées, pas excessives», a-t-il énoncé sur France 2. «Elles doivent être dissuasives, mais il ne s’agit pas de tomber dans l’excès : 45.000 euros, ça me semble excessif.»

Quelle sanction en cas de non-respect du passe sanitaire ?

Cette somme de 45.000 euros correspond à un «plafond», a pour sa part précisé le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes Clément Beaune. «Personne ne pense que le restaurateur est un criminel ou un délinquant. Cette somme correspond à un grand maximum, elle ne sera pas appliquée dès le 1er ou le 5 août», précise-t-il, supposant qu’une période de tolérance sera permise pour les restaurateurs de bonne volonté.

À VOIR AUSSI – «Chacun devrait être libre de choisir»: les Parisiens réagissent à l’extension du pass sanitaire contre le Covid-19

Des ajustements à prévoir

Cette nouvelle obligation de contrôle du passe sanitaire ne devrait pas poser de problème sur le plan pratique, selon Pascal Mousset, président du Groupement National des Indépendants Hôtellerie et Restauration (CGI-HCR) en Île-de-France. «Le contrôle du passe sanitaire, s’il se limite à flasher un QR code, nous pouvons le faire. On a besoin de retrouver l’activité normale de nos commerces,» affirmait-il ce lundi matin sur BFM Business, tout en craignant une baisse de l’activité de l’ordre de 30% en raison de ce sésame. L’organisation se montre en revanche réticente à l’idée de demander aux clients des justificatifs de leur identité. «Ce n’est pas notre rôle de traquer les faux passes sanitaires ou de contrôler l’identité des clients,» argue Pascal Mousset.

Le projet de loiportant ces diverses mesures doit être présenté en Conseil des ministres ce lundi matin. Il devra en outre passer sous les fourches caudines du Conseil d’État et être validé par le Parlement d’ici la fin de la semaine. De nouvelles étapes qui devraient permettre d’affiner les contours et les sanctions liés à l’élargissement du passe sanitaire.

Les Français n’ont, eux, pas attendu l’entrée en vigueur de la nouvelle loi pour prendre le chemin des centres de vaccination: plus de 3,7 millions de rendez-vous ont été pris sur la plateforme Doctolib depuis l’allocution d’Emmanuel Macron, il y a moins d’une semaine.



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