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Economie

Les recherches de faux pass sanitaires se sont multipliées ces dernières heures sur le web


Les recherches Google des termes comme «faux vaccin», «faux pass sanitaire» ou «faux test covid» ont explosé lundi soir, tout comme les propositions de faux certificats.

La vaccination devient (quasi) incontournable ? Qu’à cela ne tienne ! Alors que près d’1,7 million de Français ont pris rendez-vous sur Doctolib depuis lundi, certains préfèrent se mettre à la recherche d’un faux certificat de vaccination. C’est en tout cas ce que laisse penser l’explosion des requêtes Google des termes «fausse attestation covid», «faux pass sanitaire» ou encore «faux vaccin» hier soir, suite aux annonces d’Emmanuel Macron.

Avant l’allocution du Président de la République, on pouvait dénombrer entre 500 et 600 recherches par mois du terme «fausse attestation» sur Google. Ce matin, on en compte plus de 4000 d’après l’outil de référencement SEMrush et ce, seulement pour ce terme de recherche bien précis : la tendance s’observe également sur «faux vaccin», «faux test covid» ou «faux pass sanitaire».

Sur les réseaux sociaux également, les demandes et propositions illégales fourmillent. Sur Twitter, les internautes en quête de fausse attestation s’échangent surtout des pseudos Snapchat aux dénominations évocatrices : «plansanitaire22», «PA2vaccin69», …

Si Snapchat semble la plus utilisée pour ce genre de transactions, d’autres messageries «très opaques» font également l’affaire comme Jabber, Wickr ou Telegram liste David Sygula, analyste en cybersécurité chez CybelAngel. Les personnes qui veulent se procurer des faux, si elles ne manquent pas de moyens, prennent toutefois des risques élevés : sur ces réseaux de communications, «une bonne moitié des propositions sont des arnaques» estime le spécialiste en cyber sécurité. De quoi refroidir les anti-vaccins, surtout aux vues des sommes importantes – plusieurs centaines d’euros – réclamées par les faussaires.

À VOIR AUSSI – Obligation vaccinale, pass sanitaire: peut-on craindre de nouvelles fractures?

Faux certificat sur le darknet

Sur le darknet en revanche, les propositions semblent un peu plus «sérieuses». «J’ai vu une annonce qui propose un pass à 400 euros» raconte David Sygula qui garde toujours un œil sur certains forums inaccessibles aux navigateurs classiques. L’analyste en cyber sécurité affirme reconnaître assez facilement les fausses annonces, «celle-ci semble crédible» partage l’expert. Son auteur ? «Je soupçonne un insider, capable de générer de vraies attestations avec des QR codes, sur la base de fausses informations».

«Seules quelques personnes tentent le coup»

Le faussaire pourrait donc être une personne qui administre le vaccin … Comme un pharmacien. Certains d’entre eux sont d’ailleurs sollicités pour générer des faux. «On a averti tous les pharmaciens de ce risque» confirme Gilles Bonnefond, le président national de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) qui précise cependant que celui-ci est minime : «seules quelques personnes tentent le coup».

Ces trafics d’attestation ne sont malheureusement pas nouveaux. Depuis plusieurs mois déjà, de nombreuses personnes usent de contrefaçons … À leurs risques et périls : le délit de faux ou d’usage de faux est puni de 3 ans de prison et de 45 000 € d’amende.



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