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Economie

les régions prisées par les Français pour se mettre au vert


EN IMAGES – Désormais autorisés à se déplacer à plus de 100 km de chez eux, les Français vont pouvoir visiter ou finaliser l’achat de leur future résidence.

«À compter du 2 juin, il est donc mis fin à l’interdiction de déplacements de plus de 100 kilomètres de chez soi». Après l’autorisation de partir en vacances en France cet été, cette annonce d’Édouard Philippe est un autre grand ouf de soulagement pour les Français. Ils pourront rejoindre leur résidence secondaire pour ceux qui en possèdent une. D’autres privilégieront sans doute, dans un premier temps, une location touristique avant, éventuellement, d’envisager un achat.

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Durant le confinement, tous les réseaux immobiliers ont constaté un regain d’intérêt pour les maisons au vert. Avec terrasses, balcons ou jardins. «Il ne s’agit pas d’une distraction temporaire mais d’un intérêt jamais vu jusque-là, qui s’est confirmé par la prise de rendez-vous et des visites physiques, après le déconfinement», affirme Alexander Kraft, président du réseau Sotheby’s International Realty France. De la Bretagne à la Provence en passant par le littoral Atlantique, voici les territoires parmi les plus prisés par les Français.

• Bretagne

Proximité de la mer, qualité de vie, climat tempéré: la Bretagne a de quoi séduire alors que les étés sont souvent très étouffants. «Nous avons enregistré beaucoup d’intentions d’achat notamment de la part de Parisiens qui ont vécu le confinement sans espace et ceux qui se sont organisés en télétravail», souligne Ronan Pradeau, directeur Bretagne Sud Sotheby’s International Realty.

Propriété avec vue sur mer, dans le Golfe du Morbihan Crédits photo Bretagne Sud Sotheby’s International Realty

Les biens en pleine campagne, avec jardins et au calme, mis en vente entre 300.000 et 600.000 euros, sont à nouveau très prisés comme les moulins, corps de ferme ou biens avec terres. «Avant, nous avions plus de demandes pour des bords de mer mais les prix sont plus élevés de 40%, analyse-t-il. Aujourd’hui, les acheteurs veulent une belle propriété (petit manoir ou château) avec 4-5 hectares de terrain quel que soit l’emplacement, pourvu que ce soit dans leur budget (entre 400.000 à 500.000 euros)». Et plusieurs acheteurs sont en quête également d’îles privées.

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• Ile de Ré/ La Rochelle

À trois heures de Paris, La Rochelle séduit de plus en plus de Franciliens qui souhaitent acquérir une résidence principale. «Les trentenaires arrivent sur le marché, notamment des free-lances ou des salariés en télétravail, ce qui est nouveau», a constaté Vincent Petit, directeur La Rochelle-Ile de Ré Sotheby’s International Realty. Quid de l’île de Ré? «Le marché des résidences secondaires est déjà très dynamique depuis 2-3 ans. Nous saurons à la fin de la saison si nous avons touché une nouvelle clientèle», ajoute-t-il.

Maison de maître avec vue sur mer à Fouras (Charente-Maritime) Crédits photo La Rochelle Ile de Ré Sotheby’s International Realty

Si La Rochelle attire essentiellement des Français, l’île de Ré séduit plutôt des Anglais, des Belges et des Irlandais. Ce qui n’a pas empêché des Français, qui habitaient en Amérique du Nord, d’y revenir s’y installer en résidence principale. Côté biens, à La Rochelle, les acheteurs recherchent des appartements dans le centre-ville historique, avec un budget entre 500.000 et 700.000 euros ou des maisons entre 700.000 et 900.000 euros. Pour l’île de Ré, la demande s’oriente vers des maisons entre 1 et 1,2 million d’euros.

• Bassin d’Arcachon/Côte basque

Dans le Bassin d’Arcachon, ce sont essentiellement des villas qui sont prisées. Les acheteurs, essentiellement Français (à 60% Parisiens), recherchent les vues sur le bassin, la plage à pieds, le calme mais aussi la proximité des commerces. Ils sont de trois profils: des quinquagénaires qui cherchent au Cap Ferret et au Pyla, une résidence secondaire devenant principale à terme, des retraités qui visent une résidence principale à Arcachon et des salariés en télétravail, souvent en déplacements. «Nous avons beaucoup de clients à plus de 100 km ou à l’étranger avec qui nous échangions par vidéo», affirme Jean-Alain Nebout, directeur Cap-Ferret Pyla Sotheby’s International Realty. Gageons qu’avec la levée des 100 kms, les visites physiques se développeront. Le tout pour un budget compris entre 1,5 et 2,5 millions d’euros.

Maison de 240 m² à Pyla sur Mer (bassin d’Arcachon) Crédits photo Cap Ferret Pyla Sotheby’s Realty

Une maison de 200 m² avec vue sur l’océan Atlantique, à Saint-Jean-de-Luz Crédits photo Biarritz Sotheby’s Realty

Sur la Côte basque, le réseau Émile Garcin constate que «beaucoup de Parisiens souhaitent s’y installer à l’année». «Une nouvelle clientèle, plus jeune, souhaite travailler à Paris, trois jours par semaine et télétravailler le reste du temps», analyse Valérie Paris, directrice de l’agence Côte Basque. Leur budget étant trop juste pour le bord de mer, ils s’installent à 30 minutes de l’aéroport, pour des prix oscillant autour d’un million d’euros. «Tous les clients veulent des terrasses et des jardins. Nous avons un problème: nous manquons de biens», déplore-t-elle.

Villa sur la Côte basque Crédits photo Imaginn Studio

• Provence

Campagne et bord de mer. C’est le désir des acheteurs qui souhaitent s’installer dans le Sud-Est de la France. «La demande est forte dans Les Alpilles, le triangle d’or Saint-Rémy-de-Provence, Arles et Avignon», explique Philippe Boulet, directeur Émile Garcin Alpilles & Avignon, Saint-Tropez. Après le confinement, la demande s’est accélérée.

Certains, qui ont pris goût au télétravail, souhaitent un changement de vie radical. «Des trentenaires ont acheté des maisons de campagne près d’Avignon entre 600.000 et 1,5 million d’euros, des entrepreneurs quadragénaires ont acquis une bastide du 18e à St-Rémy de Provence pour près de 7 millions d’euros et un jeune couple de Parisiens s’est offert un domaine agricole près de Tarascon pour environ 4 millions d’euros», détaille Philippe Boulet. C’est le cas à Marseille de «cadres de grands groupes internationaux qui cherchent une maison avec jardin et/ou mer à 20/30 minutes des aéroports et gare TGV ou de jeunes couples qui souhaitent vendre leur appartement parisien pour s’installer en résidence principale», précise Pierre-Laurent Barneron, directeur de l’agence Émile Garcin.

Propriété avec mas de 350 m² près de Perpignan. «
Les acheteurs recherchent des biens de caractère avec jardin», précise Catherine Jousselin, directrice Terres d’Oc Immobilier Sotheby’s International Realty
Crédits photo Terres d’Oc Immobilier Sotheby’s Realty

Autre destination privilégiée: le Lubéron, située à moins de 3 heures de Paris en TGV. «70% de notre clientèle est parisienne. Ils veulent des biens au calme, avec extérieurs et vue sur la vallée du Lubéron», déclare Pascal Danneau, directeur Provence Luberon Sotheby’s International Realty qui n’hésite pas à la comparer à «(celle) de la Tour Eiffel pour un appartement à Paris». Budget? Entre 1 et 1,5 million d’euros.

Dans le Var, la demande est forte notamment du côté des étrangers qui ne peuvent pas encore se déplacer. «Nous avons créé une liste d’attente, explique Anne-Marie Biermans, directrice de l’agence Provence Verte Sotheby’s International Realty. De plus en plus de Parisiens recherchent un point de réunion familiale dans la nature».

• Deauville

Qui dit immobilier de luxe normand dit souvent Deauville. À moins de deux heures de Paris, les acheteurs fortunés peuvent profiter du calme, de la mer et de l’authenticité de la région. Les Parisiens, jeunes comme seniors, souhaitent quitter définitivement la capitale ou acquérir une maison secondaire. Les budgets varient entre 800.000 et 1 million d’euros. «Les maisons s’achètent rapidement et au prix du mandat», affirme Hadrien de Bourboulon, directeur de l’agence Émile Garcin.

• Vallée de la Loire

La Sologne, Tours, Orléans: la vallée de la Loire attire aussi les Franciliens. La région est proche de Paris et son marché immobilier affiche des prix abordables. Ces derniers varient entre 300.000 et 600.000 euros pour la campagne et entre 400.000 et 800.000 en ville. «Les Parisiens recherchent une maison avec jardin mais avec Internet qui ne marche pas bien, ce n’est pas sûr qu’ils en fassent leur résidence principale», analyse Hugues Simon, directeur Val de Loire Sologne Sotheby’s International Realty. Les étrangers sont attirés par «le profil historique des belles demeures et des châteaux».





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